(Décembre 2011) - Je repars pour un long voyage, cette fois en Océanie et Asie pour 9 mois.
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...À bientôt!
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Désolée pour ceux qui se sont inquiétés de de pas avoir de mes nouvelles. Je vais très bien. Je suis de retour dans mon exotique ville de Laval il y a déjà près de un mois.
Comment s'est passé le retour? Eh bien le retour s'est très bien passé puisqu'il fut très graduel, étant donné que je suis passé par l'Europe au lieu de revenir directement du Sénégal au Québec. En fait, déjà juste en traversant du Maroc à l'Espagne je sentais que j'étais déjà à moitié revenue. Cette année revenir fut facile, tout le contraire du choc de l'an passé, qui était terrible.
Ca dois faire bizarre de revenir? T'étais triste ou contente de revenir? Hmm en fait j'étais très contente de revenir, retrouver mes amis, ma soeur et mes parents. Aussi ma grande garde robe et mon auto. C'est sur qu'en voyage, c'est un autre rythme de vie, toujours occupée à planifier la journée suivante, à trouver les transports et les restos, à faire de nouvelles rencontres. Mais ici aussi j'ai un rythme de vie assez occupé et j'ai beaucoup d'activités ; contrats en web design, salsa, vélo, hiking, souper avec des amis, m'entrainer..
Et là tu repars quand? Des plans? Oui! bien sur! Même lorsque je suis en voyage, je pense à mon prochain voyage! En juillet je vais faire une petite escapade à New York avec ma soeur chérie et je pense aller 2 mois (aout et septembre) en Alberta, à Canmore près de Banff. J'ai un contact là bas qui a sa maison et sa mini entreprise de web. Aussi je vais aller revoir Vanessa mon amie habitant Edmonton que j'ai connu lors du programme en Équateur. Je vais aller faire de la randonnée dans les Rocheuses à chaque fin de semaine! Ca va être fou! ...Et puis l'hiver prochain j'aimerais bien repartir 3 mois, en Asie du Sud-Est.
frangin = ami
marrant= drôle
souliers = chaussures
bas= chausettes (Les souliers et les bas existent mais ce sont des vieux mots, utilisés par les grand-parents )
être bourré = être soul
une meuf = une fille
gosses = flots, enfants (ils ont trouvé ca bien marrant que chez nous ça veut dire testicules)
bouzillé = brisé
bien sapées = bien arrangées, bien habillées
une glace = un miroir (ça peut aussi être une crème glacée)
thong = gougounes
bagnole= char
une gallère = une mésaventure
les chiottes = les toilettes (on dit souvent La salle de bain qu Québec. Les francais trouvent ca drole qu'on cherche la salle ou se trouve le bain disons, surtout dans un resto)
de la piquette = du mauvais vin
être naz, c'est naze = être fatigué, c'est endormant
niqué = brisé
niquer = briser (... ou baiser)
avoir la flemme = ne pas avoir de motivation
kif = plaisir
je kife = j'aime
ça déchire = c'est cool, c'est hot
c'est nickel= c'est cool, parfait
c'est mort = c'est null
se prendre la tête = ne pas arriver à faire quelquechose
que dalle (je comprends que dalle) = rien, je comprends rien
tu me pètes les couilles = tu m'embêtes, tu me fais chier
dormir comme une souche = dormir comme une buche
vachement = très
biquette = stupide
être callé = être bourré (rempli)
bid = le ventre
D'abord , à propos de ma merveilleuse hôte rencontrée via couchsurfing. Nolwenn m'a accueilli dans son petit studio 4 nuits, m'accompagnant un peu partout dans la ville, me prêtant des vêtements. Je passais mon temps à analyser ses expressions francaises et elle, les miennes québécoises. A la fin de mon séjour, elle commençait même à prendre un peu mon accent!
Le premier soir, nous sommes allés nous balader aux Champs-Élysées, grand boulevard animé de boutiques et de restos, l'Arc-de-Triomphe à la fin.
Maryline, une québécoise rencontrée sur le bus, se joint à nous le premier soir. On allat en voiture avec l'ami de Nolwenn voir la fameuse tour Eiffel. Grandiose, illuminée d'une lumière dorée, j'étais vraiment impressionnée! J'ai beau l'avoir vu milles fois mais en vrai c'est quelquechose (tout le contraire de la statue de la liberté qui est plutot décevante). En plus, la nuit, elle clignote à chaque heure, brillant comme un feu d'artifice, super joli. Le jour avant mon départ j'y suis retournée de jour cette fois, afin d'y monter. Plusieurs escaliers, deux files d'attente et un ascenseur plus tard j'étais au sommet. On voit tout ; la Seine et ses nombreux ponts, le Louvre, l'Arc-de-Triomphe , carrefour ou se rejoignent plusieurs boulevard. En plus, sur les deux paliers de la tour, une intéressante expositions de photos du début du 20e siècle était présentée. Bref, un incontournable.
Nolwenn m'a aussi accompagnée au tour en bateau sur la Seine. Passant sous une dizaine de ponts de designs différents et naviguant d'une attraction à l'autre ce fut super. Je suis débarquée au Louvre ou je suis allée contempler ses façades et sa fameuse pyramide (gardée par un mec de l'armé..). La visite du musée du Louvre demandant une journée entière (voir 2 ou 3 tellement il est énorme) j'y retournerai lorsque je reviendrai sur Paris (en français de France on ne va pas à, on va sur). Nolwenn m'a aussi emmenée à Monmartre visiter la basilique et se promener dans les rues envahies de touristes. On passat devant le Moulin Rouge, au milieu d'un quartier de sexeries et de bars de danseuses aux affiches on ne peut peut explicites. Tous ces quartiers étaient bondées de touristes, dont plusieurs venant du Québec.
Autres impressions de Paris. Le cout de la vie est très élevé. Mon amie paie près de 600 euros (1000$) pour son 1 et demi à Paris (assez loin du centre ville, au bout de la ligne de métro). Les restaurants affichent rarement de prix en bas de 15 euros (23$). Un simple café coute 3 euros (4.50$). Les taxes frôlent le 20% (19.6 exactement). L'impôt est également très élevé. Ces deux mesures mises en place pour financer les programmes sociaux ; assurance-chômage généreuse. Primes dès le 3e enfant. Il y a beaucoup d'immigrants à Paris. Arabes, noirs, indiens..Nolwenn dit qu'elle se croirait en Afrique dans certains quartiers. D'autant que quelques africains gardent le même look traditionnel coloré, ils passent donc tous sauf inaperçus. Paris possède un système de transports en commun très développé : métro, autobus, trains, tramways. Les gens semblent très pressés dans le métro. Un panneaux -gardez votre droite- vous conseille de garder la droite sur les tapis roulants, car à gauche passent les gens on ne peut plus pressés et ne s'excusant généralement pas s'ils vous accrochent.
En général j'ai eu une très bonne impressions de Paris, surtout à cause de Nolwenn. On est même sorties à deux reprises. Une fois dans une salsathèque (Pachanga) ou elle et un ami sont venus suivre le cours de débutant et ont adoré. Et le soir suivant dans une discothèque ou il y open bar de mousseux. Bien le fun. J'espère qu'on gardera contact pour une visite ultérieure.
Toutes les photos:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/France_Paris
Les wow
L'incontournable Barcelona. La 2e plus grande ville de l'Espagne. On commençat par une balade dans le barrio Gotic, un vieux quartier médiéval. On passât rapidement par le stade et le port, qui ne sortaient pas vraiment de l'ordinaire. Par contre le Parc Gwell situé au nord de la ville et conçu par le célèbre architecte Gaudi, lui, vaut vraiment le détour. Le banc en céramique multicolore qui se va en serpentant est sans doute la partie la plus populaire.
Tout un défi essayer de trouver un bout de banc libre pour prendre une photo. Les passages en colonnes de pierre diagonales sont aussi impressionnantes. À l'entré du parc, deux maisons aux toits et cheminées en céramique courbée semblent sortir tout droit d'un conte. L'oeuvre de Gaudi la plus connue reste toutefois la grandiose Sagrada Familia, cathédrale gothique, toujours inachevée. Gaudin est mort depuis plusieurs années mais sa dernière création, dite son chef d'oeuvre est toujours en construction, entourée de grues jaunes et de panneaux verts, gâc
hant un peu la vue. Gaudi a aussi réalisé des contrats privés en designant des maisons, notamment celles de de Casa Battlo et de la Perdera. Casa Battlo est particulièrement magique la nuit, son toit à écailles et ses murs croches prenant des teintes bleutées et vertes prenant presque vie et faisant penser à un dragon. Autre espace paraissant sortir d'un conte : l'hôpital de San Paulo, mini village de petites maisons cutes, difficile à croire que c'est un hopital. Une matinée nous sommes allés visiter des quartiers typiques avec un de nos hôtes, Subi. On passât dans la seule rue restant du ancien getto de Barcelona, gardée par des policiers. Il parait qu'avant 1992 (avant les jeux olympiques) un quartier entier était comme ça, mais il a été rasé. Il nous enmena aussi dans un marché coloré où on peut trouver de tout, même une pieuvre entière ou une pitayaja fushia.
La dernière journée nous sommes allés à Montserrat, monastère campé dans le creux de hauts récifs montagneux. L'endroit, et surtout le chemin en train pour y aller sont fabuleux. On fit une petite balade à pied autour du site. Superbe.
Durant les 4 nuits on fut accueillis par des personnes rencontrées par couchsurfing. Pipo et Subi étudient les sciences humaines à l'université. Ils hébergement souvent des couch surfer, si bien qu'ils ont un calendrier pour gérer leurs venues. Très gentils quoi qu'ils ne fassent pas beaucoup le ménage (mais bon c'est ça des gars en apart).
photos:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Espagne_Barcelona
Au début des années 1700, il y eu une guerre de sucession afin de déterminer quelle dynastie allait succéder à la dernière sans héritier. L'Espagne supportait la famille d'un certain roi de France tandis que la Catalogne prenait pour le neveu du roi en place. L'Espagne, aux armées plus puissantes, l'emporta et prit Barcelone en 1714. La Catalogne sort brisée et soumise de cette épreuve. (Chose étrange, cette défaite est à l'origine de la fête national de la Catalogne, célébrée le 11 septembre.) Il faut attendre plus d'un siècle pour voir la Catalogne renaître. Elle s'industrialise rapidement au XIXe siècle et obtient un statut d'autonomie en 1932.
plus de détails : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Succession_d
Franco arriva au pouvoir en 1939 et y resta jusqu'à sa mort en 1975. Durant la 2e guerre mondiale, Franco signa un accord de neutralité avec Hitler. L'Espagne, ayant promis de ne pas intervenir, ne prit donc pas part à la guerre (... mais bon, ne part lui nuire fut l'aider). Pendant le règne de Franco, dans tout l'Espagne il était interdit de parler une autre langue que le castellano. Les familles continuèrent malgré l'interdiction à parler catalan chez elles, toutefois dans la rue et les écoles on entendait que du castellano. Franco changea tous les noms des rues en castellano. Les petits enfants se faisaient questionner par leur professeur quelle langue ils parlaient à la maison et si ils répondaient catalan, la police débarquait chez leur parents pour les battre. Lorsque Franco mourut en 1975, la démocratie apparut pour la première fois en Espagne et la Catalogne put se remettre à parler catalan sans craintes. Les noms des rues changèrent graduellement au catalan.
Aujourd'hui la majeure toutes les affiches sont généralement écrites en catalan, toutefois il n`y a pas de loi concernant l'affichage. Dans les écoles, l'enseignement primaire et secondaire est donné en catalan mais à l'université, le choix de la langue (catalan ou castellano) est laissé au professeur. La Catalogne possède son propre drapeau. Elle englobe 4 régions: Barcelona, Girona, Lleida et Tarragona. 7 millions de personne habitent en Catalogne.
Les Catalans ne se considèrent pas comme des Espagnols. Ils organisent des manifestations pour l'indépendance de la Catalogne. La Catalogne possède même son propre parlement. Même s'ils sont très nombreux à désirer la séparation, ils ne peuvent pas faire de référendum puisque la constitution espagnole l'interdit. Oui, incroyable. Ça fait réfléchir et apprécier la situation du Québec dans le Canada. Droit à faire un référendum. Droit à l'enseignement unilingue en français. La loi 101. C'est déjà beaucoup plus que ce que les catalans ont.
La langue
Cadaquès est une petite ville située sur la Costa Brava, au bord de la Méditerranée. Cadaquès est charmante, avec ses petites maisons blanches, ses rues pavées et son eau cristalline. Sur la recommandation d'une touriste belge rencontrée au Maroc, on fit le tour en bateau entre Cadaquès et Roses. Une belle balade passant près des falaises bordées de grottes que si un jour je reviens ici, j'irai explorer en kayak. Le chemin en bateau fut tout de même agréable, surtout que le capitaine avait choisit un album de salsa de Gloria Estefan comme trame sonore.
On arriva à Roses, et je compris ce que j'avais entendu dire à propros de la Costa Brava un peu trop bétonnée. Des hauts condos gris partout, des hotels, des restaurants... On se trouva malgré tout un coin calme ou se faire dorer une partie de l'après-midi après que je me sois achetée 3 paires de sandales. Mon ami Alexandre appréciait particulièrement la plage européene, où les filles se font bronzer et jouent aux cartes les seins nus... (désolée messieux j'ai pas de photos).
Les corridas de taureaux se déroulent habituellement à chaque dimanche (à Seville), à la plaza de toros de la ville. Certains espagnols y assistent avec joie mais un grand nombre de personnes sont contre ces corridas. J'y suis allée par curiosité, afin de savoir comment ça se déroulait. Mais finalement je me sentit mal de contempler ce spectacle lors duquel on tue par plaisir, alors je suis sortie avant la fin.
Le déroulement. Les personnes costumées font leur entrée, ponctuée par la musique de l'orchestre. Le toreador à la cape rose prendre place en face de la porte par laquelle sortira la bête et attend. Le taureau sort en flèche et se jette sur l'homme qui l'évite avec sa cape. L'animal est si enragé qu'il se met à foncer dans tous les coins de l'arène avec ses cornes. D'autres toreadors arrivent et l'agacent, puis vont se cacher derrière les panneaux de métal. Un cavalier fait son entrée sur des sons de trompette, son cheval portant une armure rembourrée. Celui-ci se place près du taurequ et le pique en lui enfonçant une lance pointue dans le dos, afin de l'affaiblir. Le taureau fonce de toutes ses forces dans le cheval pour se défendre. La monture n'a pas conscience de ce qui se passe puisqu'elle a les yeux couverts. Le cavalier aussi est protégé, ses pieds dans un boitier de métal. Le cheval repart sur des sons de trompette. Le toreador principal et
4 autres réapparaissent et piquent tour à tour des petites lances colorées dans la bête qui demeureront attachées sur celle-ci. Le combat me parait injuste; ils sont 6 autour de lui, ils l'affaiblissent petit à petit et n'hésitent pas à fuir et à aller se cacher. C'est comme regarder un match en sachant d'avance qui va gagner. Si au moins ils en épargnaient un de temps en temps. Mais non, inévitablement le taureau meurt à chaque fois. Le seul suspense étant si le matador résussira à faire beaucoup de passe et à "bien tuer" l'animal. Le matador réapparait, cette fois-ci avec une cape rouge. Il provoque la bête et la fait tournoyer autour de lui pendant que l'orchestre joue. Lorsqu'il réussit bien son jeu, la foule lance des Olé! Ensuite vient le temps d'abréger ses souffrances en lui enfonçant presque complètement une épée dans le dos. Cette partie est particulièrement difficile à regarder lorsqu'il rate son coup. Lorsque le taureau s'écroule on lui donne un rapide coup de couteau dans la tête, pour s'assurer qu'il soit mort. Un attelage de 3 chevaux arrive,
on attache la bête et on la traîne en lui faisant faire le tour de l'arène. La musique finale joue pendant que des hommes courent à côté du taureau vaincu, faisant claquer des fouets.
La principale attraction à Figueras est le musée de Dali. (..auquel on peut entrer après 1h d'attente). Je connaissais un peu le style de Dali, entre autres par les montres molles et les éléphants à longue pattes mais je ne m'attendais pas à découvrir des oeuvres si variées. Non seulement des peintures mais aussi des dessins, des sculptures, des installations, des bijoux. Non seulement du surréalisme mais aussi du cubisme, du futuriste et de l'impressioniste. Dali est passionné par sa feme russe Gala, sa muse, qui est représ
enté dans plusieurs oeuvres. Dali maitrise à la perfection le corps humain qu'il tord dans tous ses sens si bien que quelquefois son style devient terrifiant, les os sortant, les personnages tordus. Alexandre était dégouté, moi je reconnaissait qu'au moins l'oeuvre provoquait une émotion, était créative et surtout bien exécutée (particulièrement au niveau des dessins aux traits hyper précis). Il se moque de certaines choses controversées telles que la religion et les toreadors. Parmi les oeuvres intéressantes: Le visage de femme formé de deux cadres et d'un sofa. La salle de bain au plafond. Les toiles changeant selon l'angles depuis lesquel elles sont observées. Les dessins déformés puis reformés par la vue sur une bouteille. La peinture réválant un autre sujet lorsqu'elle est vue de loin. Le lit aux pattes de monstre. Sur un plafond, deux personnes vues du dessous, semblant tenir le ciel.
Photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Espagne_FigueresCadaques/
On prit un vol sur Ryanair (http://www.ryanair.com/) entre Granada et Girona. Un vol à 0$! (..mais bon après taxes le total fût 28 euros). Rynair offre des vols super économiques à travers l'Europe (je ferai Girona-Paris le 8 avec eux). Le court vol nous permit de contempler un magnifique coucher de soleil. Un son de trompette retentit lorsque l'avion atterit avec 20 minutes d'avance, accompagné d'un "Another flight on time!" qui nous fit bien rire. On pris le bus vers la ville plus tôt que prévu et on arriva juste à temps pour l'auberge à 15 euros qu'on avait réservée.
Outre être la plaque tournante de Rynair en Espagne, Girona contient des fortifications médiévales intéressantes. Alexandre, historien et amateur de films médiévaux, capotait litéralement. C'est vrai que la muraille était intéressante, haute, infranchissable. avec ses meutrières pour les archers et les fusils.
On a adoré Séville. Surtout à cause de nos hôtes extraordinaires, Antonio et ses parents. Durant ces 5 jours et 4 nuits il firent tout pour que notre séjour soit des plus agréables. Antonio nous accompagnat partout pour nous faire visiter sa ville, nous expliquant l'histoire ou la signification de chaque monument, nous invitant à souper avec ses amis, nous emmenant partout avec la voiture. Chez lui on avait notre propre chambre, on avait accès à internet et on mangeait les bons repas de sa maman. Comme si on était à la maison.
Seville est la 4e plusgrosse ville d'Espagne (après Madrid, Barcelone et Valence). Elle compte environ 800 000 habitants mais pourtant garde le charme d'une petite ville par sa propreté, ses petites rues, ses fontaines et ses plazas fleuries. Afin de libérer le centre ville du traffic, un tramway a été construit il y a 2 ans, le transformant en un endroit accessible seulement aux piétons. La municipalité manifeste son esprit vert en mettant à la disposition des citoyens des parcs à vélos un peu partout à travers la ville. Des systèmes électroniques installés sur les vélos et racks débitent automatiquement le temps utilisé à votre abonnement. Ingénieux.
À notre arrivée on allât prendre un verre à côté du pont Isabel, conçu par le même architecque que la tour Effiel. Les jours suivants on visita la cathédrale gothique, renfermant les restes de Christophe Colomb et dont la tour offre un point de vue sur la ville entíère. On se promenât dans le ultra romantique barrio de Santa Cruz. Murs blancs, jaunes et petits balcons fleuris. Antonio nous fit aussi découvrir la très intéressante plaza de España dont le super panorama fut utilisé entres autres pour le film de Star Wars episode 2. Bâtie en 1929 et étrangement semi-abandonné, le batiment aux allures de palais abrite aujourdhui des bureaux administratifs de la ville. Sur les murs longeant la plaza, des murales peintes sur la céramique présentent des scènes historiques de chacune des 50 provinces espagnoles.
Une carte située en dessous de chaque dessin aide à situer la province. En face de la plaza se trouvent de magnifiques jardins publics aux chemins fleuris s'entrecroisant. Un lieu de jogging rêvé. En fin de journée trois étudiants faisant un vidéo sur les changements climatiques vinrent m'interroger, je m'en sortie assez bien (je crois..). La dernière journée, nous sommes allés visiter des ruines romaines à l'impressionant colisée. On se promenait dans les tunnels bordant l'arène en imaginant comment se sentaient les combattant avant d'entrer dans l'arène...spécial.
Le séjour fut si agréable qu'on avait vraiment de la peine à quitter notre nouvel ami. Ses parents nous invitèrent à revenir quand on veut. Chose certaines on gardera contact.
Toutes les photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Espagne_CordobaSevilla/
Les tapas sont des bouchées accompagnant une boisson. Elles viennent du terme tapar (couvrir) . À lorigine cetait des bouts de pain utilisés pour couvrir la bière afin de la protéger des moustiques. Aujourdhui la tapa peut être nimporte quoi : du pain avec fromage et ou jambon, petite brochette, gaspacho aux tomates, torta de patata, mini hamburger... Ils sont servis gratuitement avec toute consommation à Granada, mais dans beaucoup dautres endroits ils faut payer.
La torta de patatas est une omelette consiatante avec beaucoup de patates et de fromage. Bon. La paella est composée de riz, de légumes (tomates, oignons, piment) et de viande (poulet, porc, boeuf, crevettes). Excellent.
Les churros de chocolate sont des biegnets frits, vides au centre, assez huileux, en forme de tubes, que l'on plonge dans une tasse remplie de chocolat. Très (pour ne pas dire trop) riche.
Le vin ne coute presque rien ici. 0.94 euros la bouteille. Et même à ce prix il est très bon. On l'utilise pour la sangria (vin, sprite, fruits et jus) et le tinto de verano (vin sprite).
Pas du tout espagnol, les restos chinois servent des repas complets aux prix les plus bas. On y a eu souvent recours (à Granada ont est allés 3 fois en 3 jours!)
L'accent d'Andalousie est particulier et peut sembler difficile à comprendre quelquefois, surtout pour une personne débutante en espagnol (tel mon ami Alexandre). D'abord les "c" et les "z" sont changées en "th" prononcés sur le bout de la langue ("corathhhon" au lieu de "corasson"). Bien souvent des lettres disparaissent des mots ex: "Cansado" devient "Casao". Par contre, au moins le "ll" est toujours prononcé de la même façon, soit "y" (en Ecuador certains disaient "dj", comme "djave" au lieu de "yave").
En Espagne le "vosotros" est utilisé pour parler à plusieurs personnes de manière informelle. (En Ecuador, on utilise seulement le "ustedes"). Chose un peu étrange, il arrive que le "Ustedes" soit conjugué au "vosotros" ("Ustedes hacéis"). Les Espagnols utilisent très souvent "Vale?" pour demander si "C'est bon?" (moi je dis plutôt "Bueno?"). On m'a aussi dit qu'il y a des mots que j'utilise ("boleto", "manejar") qui ne font pas partie du vocabulaire courant d'ici et qui viennent directement d'Amérique du Sud.
Flamenco
Le flamenco est une danse d'origine gitane. Les gitans habitent la plupart l'Andalousie mais il y a aussi une grande population près de Barcelone. Le flamenco a connu une recrudescence de popularité ces dernières annés, surtout auprès des filles dites hippies. Le flamenco n'est pas une danse sociale, mais plutôt une danse pour se donner en spectacle (et quand on se donne en spectacle, mieux vaut être bonne). Dans les cuevas (caves) de Granada, il s'agit la plupart du temps de fille dansant seule, accompagnée d'un guitariste. Sur une chorégraphie, il se danse aussi en groupe, soit plusieurs filles ensembles, soit plusieurs couple ensembles. Lorsque le spectacle est improvisé, c'est plutôt la danseuse que le musiciens qui dicte le rythme. La danseuse qui le fait avec ses jeux de pieds. Toc toc...... toc o toc toc toc. Ceux-ci retentissent avec bruit sur le sol puisqu'ils sont cloutés. La danseuse utilise beaucoup de mouvement de mains, de jeux de pieds et donne un spectacle à saveur dramatique. Elle se laisse porter par la musique et les paroles du musiciens, si bien qu'elle semble parfois en transe.
Le spectacle que j'ai vu:
http://www.youtube.com/watch?v=bFPDcSTGTok
(la cousine d'Alexandre étant en haut à droite on l'a rencontrée tout de suite après le spectacle)
Autres exemples de chorégraphies:
http://www.youtube.com/watch?v=LIG0r0CCBBw&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=vjeMg1C-Nv4
Sevillana
La sevillana est la danse traditionnelle, folklorique de Séville, dérivée du flamenco. Elle se danse en couple ou à plusieurs couple. " La sévillane est la danse même de la séduction : la femme avance, puis se dérobe, elle aguiche d'un pli relevé de sa jupe. Les corps se frôlent, ne se rencontrent pas ; ce sont les yeux qui jouent, les regards plantés l'un dans l'autre, et c'est seulement dans le dernier geste du bien parado qu'enfin la femme s'abandonne dans les bras de son danseur. " (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sevillana)
Lors des féria de 2007 Séville:
http://www.youtube.com/watch?v=84qdRkWWX9k
...et la salsa?
Comme partout à travers le monde, on peut trouver des endroits où danser la salsa, quoi que ce ne soit pas la norme ici (donc la majeure partie des personnes ne savent pas danser). A Granada on est allé une soirée au Salsero Mayor, ou jài passé la nuit à danser avec un Péruvien de Cusco pendant qu'Alexandre dansait avec une scandinave blonde.... le fun :) mais je m'ennuis quand même beaucoup du Cactus montréalais.
Arrivée en bus à Cordoba mais on doit attendre pendant 1h30 que l'office de tourisme ouvre (encore la siesta..). À l'Office on tombe sur 2 canadiens anglais et on décide de se chercher un hostal ensembles. Donald et Jen sont en Espagne pour 2 semaines, lui du N.B. et elle de B.C. Don parle aussi francais, mais avec un tel accent qu'on a de la difficulté à comprendre; mais bon c'est le fun de voir que nos expressions (embarquer, char, blonde, chum..) sont utilisées par quelqu'un vivant dans une autre province. Par contre Jen ne parle pas du tout francais alors je deviens la traductrice du groupe, traduisant tout d'español à english. Il fait très chaud à Cordoba et marcher avec les sacs devient embêtant, surtout que chaque hostal qu'on visite affiche complet. On tombe finalement sur un miracle, 2 chambres à 50 euros chacune (75$), une étant ultra grande avec une méga salle de bain et une terrasse de rêve, jackpot! On laisse nos choses et on va se balader dans les petites rues cutes et manger des tapas pour souper. On jase on boit, et que c'est le fun des rencontre comme ça! Jen et moi allons jeter un coup d'oeil sur le pont romain la nuit pendant que les gars boivent sur la terrasse.
Le lendemain on va visiter la Mezquita située à 2 pas de notre hôtel. Mosquée bâtie sur les reste d'une ancienne cathédrable abritant maintenant une nouvelle cathédrale, la Mezquita (petite Mosquée) est doté d'une histoire et d'une architecture richissime, à la fois arabe et espagnole. Certaines parties gravés dans la pierre datent du 3e siècle, d'autres du 7e et d'autres du 16e. Les dizaines d'arches blanches et rouges ornant le haut des pièces donnent un style incroyable. Des portes musulmanes cotoient des peintures chrétiennes. On découvre une certaine pièce où il y a des peintures partout, même sur les arches, ont est ébahis. C'est tellement grandiose, il y a tellement de photos à prendre. On y perdit nos amis qui nous laissèrent heureusement une note à l'hôtel.
Sierra Huetor
Le chemin en bus de Granada à Viznar nous permet d'observer une dizaine d'éolinennes gigantesques assez impressionnantes. On arrive et on monte à pieds jusqu'au Centro de Visitantes ; le point de vue que le centre offre sur la Sierra Nevada est à couper le souffle. Les montagnes blanches (il a neigé là haut en début de semaine) sont si haute qu'elles ont l'ait irréelles ; on dirait qu'elles flottent. Avec la vallé et le pont arché la vue est vraiment superbe. On continua notre chemin et on passàt l'après-midi à se promener dans les sentiers, pas trop bien balisés offrant diverses vues des environs. On explora rapidement une grotte (dont l'entrée était théoriquement interdite).
La Alpujarra
On descendit à Lanjaron, se disant la porte de la Alpujarra (vallée de villages blancs). Alex voulait aller voir les bains thermaux, qui finalement se révéla être un centre de spa pour retraités fortunés, alors on oublia. Le plant était d'attendre 3h le bus suivant vers Bubion, autre village. On se promena et on monta voir le château (dont l'accès était encore théoriquement interdit). Une autre belle vue sur les montagnes. De très grandes guêpes se promenaient sur les fleurs mauves. Une encore plus grosse apparait. Elle est vraiment gigantesque celle-là. Elle vole vite d'une fleur à l'autre, bat très vite des ailes. ...Mais c'est un oiseau ça! J'avais jamai vu de colibri si minuscule. On revint au village prendre le bus... qui nous passât dans la face! Il parait que l'arrêt était en haut de la côte, pourtant on était bien descendus ici il y a quelques heures, en allant dans la même direction. Heureusement que le village était joli à visiter avec ses murs blancs ornés de géraniums.
Guejar Sierra
La route lorsqu'on arrive en bus vers le village est superbe car elle passe à côté des Canales (barrage et canaux artificiels). On arrive à Guejar Sierra puis on marche et marche. On suit le sendero de las Estrellas qui passe dans des tunnels creusés dans les montagnes. On arrive à un endroit ou l'on marche entre deux grandes montagnes. Le chemin longe la rivière et offre une vue sur les ponts archés de la route passant l'autre côté de la rivière. On croise un troupequ de moutons gardés par 3 chiens dont un super enjoué qui vient nous voir. On les observe surveiller leurs moutons, ils sont vraiment intelligents, les suivant et aboyant pour leur montrer le chemin. On marche beaucoup le reste de l'après-midi, non seulement pour la rando dans les montagnes mais aussi pour retourner jusqu'au village. (Mais bon c'est rien à côté de ce que Alexandre veut entreprendre ; après notre voyage il va remonter et faire le chemin de Compostelle... 5 semaines de marche!)
photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Espagne_GranadaRando
Je suis encore en voyage mais pourtant je me sens déjà a moitié de retour chez moi. Je peux boire l'eau. Il y a des tonnes de papier de toilette et de l'eau chaude à la salle de bain. Et surtout, je me fonds dans la masse. Il y a plusieurs Focus exactement comme la mienne dans les rues ; vraiment, j'en vois 10 par jour, hatchback grise! En plus je comprends parfaitement la langue et tout ce qui se dit autour de moi.
Par contre, ici les prix sont beaucoup plus élevés, environ 3 fois plus cher. On oublie le taxi pour se déplacer, trop cher. Il y a de bons réseaux de bus et de train entre les villes mais aussitôt qu'on veut aller un peu plus loin dans les coins reculés, les bus se font rares ou inexistants (les personnes habitants ces endroits possèdant généralement une voiture). Et bien sur, ici on ne peut pas embarquer ou débarquer n'importe ou, on doit absolument le faire aux arrêts ou alors à la station si le bus est interurbain, tandis que en Amerique du Sud et en Afrique je pouvais monter et descendre ou bon me semblais, à n'importe quel moment. On a aussi gardé l'habitude de traverser les rues en plein milieu et des que la voie est libre.
La présence de certaines personne vient renforcir mon impression d'être dans un pays 'riche'. Les africains se pointant soudainement dans les restos, bars et terrasses, vendant des cd, dvd ou ceintures. Vous vous souvenez de ce message à propos de l'immigration clandestine sur mon blog du Sénégal? (http://isabelleausenegal.blogspot.com/2008/01/partir.html) Eh bien ce sont souvent eux, ayant survécu au terrible voyage en pirogue, essayant de gagner leur vie sans papiers, loin de leur famille. La cousine d'Alexandre m'a dit qu'à Madrid c'était un des pires endroits, ou ils sont traqués comme des chiens, les policiers s'amusant à faire retentir leur sirène pour les voir déguerpir. Ca me brise le coeur de les voir ainsi, surtout après avoir vécu au Sénégal et connu leur désespoir. Donc j'hésite pas à leur acheter un dvd lorsque je les vois, question de pratiquer mon wolof et de les aider un peu...
Cela fait maintenant une semaine que nous sommes à Granada. Je pensais seulement y rester deux jours, mais finalement on y est restés plus d'une semaine puisqu'on a adoré. Surtout qu'on a trouvé des personnes très sympathiques chez qui loger gratuitement. On a d'abord passé 4 nuits chez des hippies, rencontrés via le site web de http://www.couchsurfing.com/. Ensuite, on est tombés par le plus pur des hasard sur la COUSINE de Alexandre étudiant à Granada, vivant en apartement avec d'autres Quebecoises. Ca fait 5 nuits que l'on passe chez elles. On cuisine des bons plats le soir et on discute en buvant du vin a 1 euro la bouteille (oui, 1 euro!!).
Granada est la premiere ville d'Europe que je visite. Architecture à la fois moderne et coloniale. Coquettes maisona blanches installées sur d'étroites ruelles en pente. Grandes plazas superbes entourées de jardins bien entretenus. Magnifiques fontaines de style espagnol (qui fonctionnent!). On a visité la grandiose cathédrale à l'intérieur assez impressionnant avec ses énormes colonnes et ses très vieux artéfaques. On a également visité l'Alambra, inscrite au patrimoine de l'humanité, abritant plusieurs palais et jardins et ayant servi de demeure aux premiers rois espagnols d'origine arabe. (www.fr.wikipedia.org/wiki/Palais_nasrides). L'Alambra est LA chose a voir a Granada et sa visite prend facilement un, voir deux jours entiers. Si touristique qu'il faut venir tôt le matin pour être sur d'avoir des billets. Ceux-ci s'envolant rapidement, vaut mieux les acheter via le guichet. Sauf que nos cartes ne voulaient pas fonctionner, apres avoir demandé à 3 couples de touristes américains étant trop paranos pour nous sortir des billets (go ask someone else!, comme si on etait des arnaqueurs ou, bien sur, des terroristes), on se fit aider par des francais. La Alambra est splendide et très longue à visiter et offre des superbe points de vue sur la ville.
Non seulement la ville est belle mais aussi les personnes qui l'habitent. Les filles sont des véritables cartes de mode, avec leurs longs cheveux frisés et leur petites bottes cutes. (Ca fait étrange, après le Maroc, ou les filles se couvrent et portent généralement des vêtements amples). La plupart de tous les habitant, peu importe leur âge, ont du style. Une fille se promène avec des bottes rouges et un chapeau rouge. Un homme lit le journal, lunettes bleues pales et chemise mauve. Un homme d'affaires prend un café, cravate orange flash. Il y a aussi beaucoup de hippies aux rastas. La population est assez jeune puisque Granada est avant tout une ville d'universitaires. Elle abrite un campus qui acueille des hordes d'étudiants etrangers, provenant de partout à travers l'Espagne et l'Europe.
Ce qui est très intéressant a Granada c'est l'omniprésence des arts. La ville est assez petite mais est dotée d'une presence artistique presque aussi forte qu'à Montreal. Il y a des tonnes de flyers, affiches, et journaux annoncant des concert de rock, reggae et bien sur des dizaines de prestations de flamenco quotidiennes. De très nombreux et magnifiques graffitis, véritables oeuvres d'art, ornent les murs de la ville. Les plus belles murales sont signées par www.elninodelaspinturas.com Autre oeuvre amusante: les chats noirs cachés un peu partout. Sur certains murs, un dessin imite un avis de recherche: Se Busca (Recherché), puis un visage de chat noir apparait en dessous. Un peu partout à travers la ville, au détour des murs ou sur des corniches, son peints des chats noirs dans diverses positions. Amusant, comme si la ville nous faisait des clins d'oeil. Une balade dans la ville est souvent agrémentée de musique, des joueurs de guitarre, clarinette ou d'accordéon demandant quelques pieces. Des jongleurs hippies se donnent en spectacle sur les places publiques. L'art est partout. Les hippies chez lesquels on restait etudiaient aussi en arts. leurs apart etait un veritable musee dart.
Voir les photos:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Espagne_Granada
Ah oui et...Cest ma fête!!! J'ai 25 ans aujourd'hui!
Je suis dabord retournée à Meknès, question de laver mes trucs et surtout de m'acheter des jeans car les miens tombent en morceaux (ca fait 4 fois je les fais réparer chez le tailleur). Ensuite aurevoir à tout le monde et train vers Tanger où Alexandre mattend. Ca fait étrange d'entendre parler Québécois avec un si gros accent (et un peu trop de sacres...). Mon nouveau compagnon de voyage a 34 ans et viens de la rive sud. Informaticien depuis quelques années, il était tanné de la routine et entreprend un tour du monde denviron 1 an et demi. Il fume un peu trop, habitude que je l'encourage de perdre. Mais bon, sinon ca va on s'entend bien, on a le même budget et on veut voir les mêmes choses.
On a donc pris le traversier de Tanger à Algeciras. Une chance qu'on avait pas acheté les billets à l'avance puisque toutes les traversées sauf celles d'une compagnie étaient annulées pour cause de vagues énormes. Les vagues étaient en effet si grosses qu'elles faisaient pencher d'un coté puis de l'autre. Les préposées nous donnèrent un sac au cas où pendant qu'on entendait les objets de la cuisine tomber. Heureusement mon déjeuner resta dans mon bedon et on arriva à Algeciras. On chercha les bus mais on tomba sur la station de train. J'étais subjuguée d'apercevoir 9 POUBELLES dans la salle d'attente! Dans une seule pièce se trouvaient autant de corbeilles que j'en ai vu pendant mes 4 mois en Afrique de l'Ouest! Le chemin en train vers Granada nous permit de voir de belles mosaiques de cultures sur les colinnes, la plupart étant des oliveraies.
On allat à la rencontre de Emmanuella et Daura, rencontrées via couchsurfing. On reçu un super accueil des deux filles et de leur amis hippies. Le soir on dégusta una muy rica cena española avec entre autres la typique torta de patata. Je pratique mon espagnol et Alex apprend (quand même assez vite) quelques mots. Des peintures et dessins originaux ornent les murs ; nos amies étudient en arts. Nous dormons sur les deux sofas du salon, le mien étant surplombé dune langue geante de 2 mètres, création de Daura. On allait découvrir Granada, une ville magnifique ou l'art est omniprésent.