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vendredi 18 avril 2008

De Tanger à Granada

Je suis dabord retournée à Meknès, question de laver mes trucs et surtout de m'acheter des jeans car les miens tombent en morceaux (ca fait 4 fois je les fais réparer chez le tailleur). Ensuite aurevoir à tout le monde et train vers Tanger où Alexandre mattend. Ca fait étrange d'entendre parler Québécois avec un si gros accent (et un peu trop de sacres...). Mon nouveau compagnon de voyage a 34 ans et viens de la rive sud. Informaticien depuis quelques années, il était tanné de la routine et entreprend un tour du monde denviron 1 an et demi. Il fume un peu trop, habitude que je l'encourage de perdre. Mais bon, sinon ca va on s'entend bien, on a le même budget et on veut voir les mêmes choses.

On a donc pris le traversier de Tanger à Algeciras. Une chance qu'on avait pas acheté les billets à l'avance puisque toutes les traversées sauf celles d'une compagnie étaient annulées pour cause de vagues énormes. Les vagues étaient en effet si grosses qu'elles faisaient pencher d'un coté puis de l'autre. Les préposées nous donnèrent un sac au cas où pendant qu'on entendait les objets de la cuisine tomber. Heureusement mon déjeuner resta dans mon bedon et on arriva à Algeciras. On chercha les bus mais on tomba sur la station de train. J'étais subjuguée d'apercevoir 9 POUBELLES dans la salle d'attente! Dans une seule pièce se trouvaient autant de corbeilles que j'en ai vu pendant mes 4 mois en Afrique de l'Ouest! Le chemin en train vers Granada nous permit de voir de belles mosaiques de cultures sur les colinnes, la plupart étant des oliveraies.

On allat à la rencontre de Emmanuella et Daura, rencontrées via couchsurfing. On reçu un super accueil des deux filles et de leur amis hippies. Le soir on dégusta una muy rica cena española avec entre autres la typique torta de patata. Je pratique mon espagnol et Alex apprend (quand même assez vite) quelques mots. Des peintures et dessins originaux ornent les murs ; nos amies étudient en arts. Nous dormons sur les deux sofas du salon, le mien étant surplombé dune langue geante de 2 mètres, création de Daura. On allait découvrir Granada, une ville magnifique ou l'art est omniprésent.

lundi 14 avril 2008

En résumé

Les wow

  • La vallée du Dadès. Ses paysages contrastants, la randonnée dans le canyon.
  • Le désert. Les ombres sur les dunes de sables au lever et coucher du soleil.
  • Les portes, fenêtres et lampes. Jamais simples, toujours magnifiquement décorées.
  • Chefchouan, la ville bleue. Une ville sortie d'un rêve.
  • La casbah de Goulmima. On se sent comme un explorateur.
Les plus

  • La diversité des paysages. On traverse 8 pays en un seul.
  • L'accueil de toute la famille et les amis de Mustapha. En masse de place pour se loger et on se sent bienvenu.
Les moins

  • Les regards dévoreurs des hommes. Comme s'ils n'avaient jamais vu une femme de leur vie. Marcher en baissant toujours le regard ça vient gossant à la fin. Forte recommandation de sortir toujours accompagnée.
  • Les arnaqueurs. Partout, tout le temps. Etre toujour sur ses gardes.
  • Les toilettes turques...

Chefchouan

Chefchouan est une ville bleutée nichée dans les montagnes du Rif. Ses rues, et batiments peints en bleu, ses petites ruelles coquettes, ses dizines de chats et ses petites boutiques colorées lui donnent un air de décor à la Walt Disney. En descendant du bus on rencontre un couple de Québécois, Priscilla et Hussin. en fait, Hussin est d'origine marocaine, mais vivant à Montral depui s2 ans; il me fait trop rire, il parle presque plus québécois que moi! On passat une journée le fun en leur compagnie. Cette rencontre tombait très bien puisque je cherchais justement un moyen de me départir de certains trucs et de les envoyer à Montréal, et ils acceptèrent de m'aider. Le soir on soupa à un resto très cool ou le propriétaire faisait des tours de magie. Non seulement il accepta qu'on boive du vin mais il envoya aussi quelqu'ubn pour nous montrer ou l'acheter.

Un heureux hasard
Le soir suivant on fit la rencontre de francais ayant croisé un quebecois remontant justement vers l'Espagne et se cherchant de la compagnie. Ils avaient son email. Je luis écrit, il semble intressé à faire un bout de chemin avec une compatriote. Parfait, justement ça me rendait nerveuse de faire le voyage seule. Et pour voyager à petit budget, loger chez des personnes de la place et faire du stop, c'et vraiment mieux à 2. Après une escale à Meknès, question de laver mes trucs et de m'acheter un jean (mon vieux jean tombe en morceaux, ca fait 3 fois je le fais réparer...). J'ai rencontr Alexandre cet après midi à Tanger, il a l'air bien sympathique. Demain on prend le traversier vers Granada (à suivre)

dimanche 13 avril 2008

Bouffe marocaine

Parmi les plats traditionnels, pas cher et que l'on mange souvent dans les restos pour le diner (souper), on compte le tajine et le kafta. Le tajine est composé de légumes (patates, carottes, pois) montés un par dessus l'autre sur un morceau de poulet. Le met est cuit dans un plat en terre cuite de forme pointue, souvent décorée. Le tajine est un objet typique du Maroc, prisé par les touristes. Le kafta est est de la viande hâché (de boeuf bien entendu, on est dans un pays musulman) auquel on rajoute de l'oignon et beaucoup d'épices (sel, poivre, cumin, etc). La viande est faconnée en petites boulettes qu'on fait cuire sur charbon de bois ou dans la poêle. Servis comme tels sur les brochettes ou en sandwich avec tomates et oignons. Ah et si vous voulez du poivre, faut demander puisque les aissaisonnement ici sont le sel et le cumin. Il y a du cumin partout.

Autres plats communs pour le déjeuner/diner (diner/souper) : le couscous aux légumes, la soupe (pâtes avec du lait), le poulet en sauce avec légumes. Les entées (salades, soupes) sont servis individuellement et les plats principaux se retrouvent dans un grand plat commun ou on trempe un morceau de pain dans le plat en question. Le dejeuner (diner) est servi vers 14h-15h et le diner (souper) vers 22h-23h. Oui, 23h. Le petit dejeuner se prend au lever et similaire à celui du Sénégal, pain et café instant.

Plusieurs denrées sont faites maison. Confitures, miel, huile d'olives. Et surtout, surtout le pain. Traditionellement, les femmes font le pain à chaque matin. Oui, à chaque matin. Et pas dans un mixer et dans la machine à pain. Avec les mains et dans un four à bois. Les marocains mangent beaucoup de pain et boivent beaucoup de thé. Le thé est du thé vert auquel on rajoute parfois de la menthe. Sucré et servi dans un grand verre (au Senegal il est extrêmement sucré et servi dans un verre à shooter). Le dessert est composé de fruits dépendamment de la saison. Les patisseries sont mangées lors du gouter (collation).

Transports au Maroc

Au Québec je n'utilise jamais les taxis mais ici on les prend à chaque jour. Les petis taxis font des courses à l'intérieur d'une même ville. La couleur des petits taxis varie d'une ville à l'autre. Bleu ciel à Meknès. Rouge à Casa. Bleu foncé à Errachidia. Jaune à Beni Mellal. Beige pâle à Marrakech. De grand taxis collectifs effectuent les chemins entre les villes ; il y a 2 personnes à la droite du chauffeur et 4 à l'arrière. Pour trouver un grand taxi il faut aller dns les gares de taxis et attendre d'être 6 passagers pour partir. Il arrive que les chauffeurs recouvrent l'intérieur de les portes de panneaux de plastiques (que je trouve assez fashion) pour les protéger. Un autre moyen encore plus économique pour se déplacer est le bus. Surtout pour les trajets montagneux et/ou de nuit, vaut mieux choisir un bus de bonne qualité tels ceux de la reconnue CTM. Un peux plus couteux mais qui sont assurés de ne pas tomber en panne dans le désert ou pire de tomber en bas des montagnes (car oui, ça arrive). Le train peut aussi être utilisé comme liaison entre les grandes villes.

A propos du prix du gaz, il est sensiblement le même, soit 10 dh (1 euro) le litre de régulier. Une chose qui m'a étonnée, il arrive souvent que le chauffeur fasse le plein sans arrêter le moteur. Au début j'avais peur, je me demander si quelquechose allait exploser, mais non. Je me demandais ce qui se passait l'hiver car certaines régions, comme Ifrane, recoivent de la neige. Il parait qu'un chasse neige ouvre alors la voie aux voitures, qui partent une vingtaine à la fois.

Finalement pour se promener sur d'assez courtes distances, on a marche aussi beaucoup. Dans les petites ou moyennes villes, il arrive souvent que même si un énorme troittoir de 8 mètres borde la route, les piétons préfèrent marcher dans la rue. Je ne sais pas pourquoi mais c'est comme ça. Les personnes à pied peuvent aussi faire du stop dans les places ou il est difficile de se trouver un véhicule ; on peut y faire d'intéressantes rencontres.

A propos du hijab

Bon bon. Sujet délicat. Je me contente d'énoncer les faits sans plus. Certaines femmes le portent d'autres non. Aux yeux des occidentaux ne sachant rien de l'islam, il aparait comme un signe de soumission. Or, pour elles, c'est un signe de respect. D'abord envers elle-même et Dieu, puis envers les hommes. Le Coran le recommande fortement. Mon échantillonnage est très limité mais c'est ce que disent toutes les filles musulmanes. Il possible que certains parents imposent à leur fille le port du hijab mais généralement c'est la fille elle-même qui choisit de le mettre ou non. Le porter est un signe de respect et de fierté d'être musulmane. Celles qui ne ne le portent pas reconnaissent que ça serait mieux de le porter, mais ne le portent pas pour diverses raisons, (une étant que c'est une habitude à prendre dès le jeune âge).

Rabat

Après un lon voyage de nuit on arrive aux petites heures chez Rachida, la tante de Mustspha. On se repose puis on va visiter le mausolé de Hassan II et Mohammed V, surveillé par des gardes dans leur petit habit rouge avec leur petit chapeau. Ce momument est très important pour tous les marocains. A l'entrée il y en a 2 montés sur des chevaux blancs, qui se restent sur place comme des statues ; vraiment, je sais pas trop ils servent à quoi à par se faire prendre en photo par les touristes.
On va ensuite à la Villa des Arts ou il y a des peintures d'artistes marocains. Petite villa cute, musique et fontaine apaisantes. On découvre le musée virtuel qui renferme des bornes interactives intéressantes. Le lendemain on visite une nécropole romaine en ruines. Trop cool les inscriptions romaines et les morceaux de statues. Dire que c'est vieux de presque 2000 ans. En plus il y a des cigognes partout.

On se dirige vers le port ou on arrive après avoir passé dans un quartier bleu et blanc ou je me fait attraper par des musiciens de gnawa voulant quelques dirhams, (voir video). On descend, d'un côté de la mer il y a des surfer et de l'autre des vagues énormes qui viennent ensevelir les quais. On termine la journée par une des activités préférées des (hommes) marocains: regarder le monde passer, assis dans un café. A gauche, puis à droite, comme si on regardait un match de tennis.

Photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Maroc_Rabat

Cascades d'Ouzoud

On prend le bus de Marrakech à Beni Mellal. Sur le chemin on apercoit plusieurs drapeaux marocains. Sur le bord de la route, les murs des maisons et des commerces, même sur les voitures. C'est que le Roi fait une visite dans la région pour lancer divers projets sociaux. La route est même bloquée pour le passage de sa Majestée, qui est accueillie comme une rock star, chacun espérant le voir ou lui baiser la main. En taxi, on croise le convoi de camionettes noires et lustrées du Roi.

Après un long chemin serpentant à travers les montagneson arrive à Ouzoud. Les blanches cascades tombent sur 2 paliers en plusieurs jets. Des plantes d'un vert vif poussent aux abord grâce à l'humidité constante. Des singes magots se promènent sur les falaises environnantes. Le blanc de l'eau rapelle celui des oiseaux volant en couple, tournoyant près des chutes. On prend le thé à un café donnant sur ce décor de conte. Il était une fois...

On aurait du rester une nuit pour faire une rando mais les plans exigent qu'on parte. On repars vers Beni Mellal à bord d'un taxi d'enfer, filantà toute vitesse dans les courbes serrées des montagnes dans un épais brouillard ; je capotais, mais j'ai survécu.

vendredi 11 avril 2008

Marrakech

Le chemin entre Ouarzazate et Marrakech est splendide. De grandioses montagnes tantôt rouge, tantôt jaune et grises, décorées de centaines de petits arbustes... et une route aux virages serrés, qui tourne, encore et encore.. si bien que l'home du banc voisin est malade. Puis un second à l'vant. Puis un autre. Yeurk. Etourdie, je suis bien contente d'avoir mes gravols sous la main.

On arrive à Marrakech ou on est accueillis par Bouchra et Sadick, des ami à Mustapha. Ouff. Trop de monde partout. (Et de la peau! ah ces touristes). La ville est envahie d'une gigantesque foule de touristes (surtout qu'on est arrivés le week end). Marrakech est le centre touristique du pays ; sa situation géographique fait qu'elle est le départ de plusieurs excursions, ce qui est pratique pour les voyageurs ne disposant que de quelques jours. Il y a des tonnes d'auberges et d'hotels à Marrakech, mais il y a tellement de touristes qu'ils sont toujours pleins. On a visité une trentaine qui affichaient tous complets ou qui ne possédiant qu'une chambre de libre qui était impossible de partager à 2 puisque l'on ne possède pas de contrat de mariage. En effet ici, les relations sexuelles sont illégales avant le mariage, c'est pourquoi il est interdit pour deux personnes de sexe opposé de dormir dans la même pièce. (Même si on est qu'amis et qu'on prend 2 lits). Cette règle s'applique uniquement si 1 des 2 personnes est locale, pour un couple d'étrangers il n'y a pas de problème.

Finalement je passai la nuit chez Bouchra, une amia Mustapha et lui se prit une chambre seul. Comme la majeure partie des filles non-mariées elle habite chez ses parents. Ici, les filles célibataires qui n'habitent pas avec leur parents sont rares, et celles qui le font c'est parce qu'elles n'ont ps le choix puisqu'elles étudient ou travaillent loin de leur ville d'origine. (c'était la même situation pour mon amie Aida au Senegal). Et souvent, les parents exigent à leur fille (même à 24 ou 27 ans) de ne pas rentrer tard ; ca me faisait étrange, moi qui faisce que je veux, vais ou je veux rencontrer qui je veux depuis tant d'années. Mais bon les filles ne sont pas melheureuses, c'est la coutume depuis toujours. Bouchra est super gentille, cuisine la meilleure mayo maison jmais goutée dans ma vie et coud des habits magnifiques, dont une robe trop belle de Yasmine.

Le lendemain on rencontre nos amis et on visite les jardins et places publiques. Et on marche beaucoup. Surement une dizaine de kilomètres. On va voir le palais El Badi, contruit il y a 400 ans. On traverse un grand marché coloré ; tapids, foulards, lampes, miroirs. Je me dis, si je m'achète une maison un jour, je reviens ici et je choisis une cinquantaine de ces objets trop beaux et je me les envois par bateau. Au marché mon regard est attiré pr des cages.. non, impossible, des caméléons! C'est tellement mervelleux un caméléons, presque magique à mes yeux, ca me brise le coeur de les voir ainsi, un par dessus les autres, enfermés, le regard triste. Et si je les achetais tous pour les libérer? Hmm faut pas les relâcher n'importe ou.. Et si je les achète ca ne fera qu'encourager les vendeurs à en capturer d'autres, mieux vaut les laisser là.

On se dirige à la place Jamaa lfna ou il y a des chameurs de serpents (à la bouche cousue selon mon livre). On se promène et on y retourne de nuit, ou la foule est plus immense que jamais. Des scooter et chariots surgissent de nulle part, faut avoir des yeux partout (mais bon ca reste quand même mois pire qu au Senegal!). Des kiosques remplis de bouffe, brochettes, salades, tajines, biscuit et jus d'orange. Tous les kiosques sont enveloppés dans la vapeur diffusée par les grill. On se contente de prendre le thé sur une terrasse avec vue sur la place. On laisse nos amis et on va à la nouvelle ville, remplie de boutiques européenes et américaines, au design moderne. On a l'impression d'avoir changé de ville. On dine au McDo ou j'essais le Mc Arabia.

photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Maroc_MarrakechOuzoud

mercredi 9 avril 2008

Les berbères

Les berbères habitent généralement les endroits reculés et difficiles d'accès tels les montagnes et déserts. Ils sont présent en grand nombre dans tout le Maroc. Le Routard dit (...) ce sont parmis les plus anciens habitants connus du pays et ils représentent les deux tiers de la population. Entre eux, les berbères s'apellent Imazighen, c'est à dire homme libres. (...) On distingue plusieurs groupes. Ils sont musulmans. (...) Les populations ont été rapidement islamisées (...) (par les arabes).

Les berbères possèdent leur propre culture, coutumes, musique, drapeau et surtout leur propre langue. Ils tiennent (c'est compréhensible) à sa conservation et promotion. La langue étant parlée mais non écrite, ils ont donc adopté en 2003 un alphabet pour pouvoir l'écrire et ainsi s'assurer de sa pérennité. Or celui ci semble très complexe à apprendre, voici un exemple. Et si vous êtes curieux de connaitre une à une les lettres: http://www.mondeberbere.com/langue/tifinagh.htm

Les enfants doivent mettre beaucoup d'effort pour apprendre comment écrire la langue, tout en sachant que plus tard s'ils veulent travailler en tourisme (la plus grosse industrie du pays) ou remplir des papiers du gouvernement, il vont devoir apprendre l'arabe et/ou le francais. En tant que québécoise, je comprends leur besoin de protéger et promouvoir leur langue. Toutefois, Mustapha m'a parlé qu'il arrive que pour certain, ce soit la unique chose qui leur importe. A en oublier qu'il faut se mettre ensemble pour faire avancer le pays et régler d'autres problèmes encore plus importants (créer des emplois, etc).

Certains berbères n'apprécient pas du tout les arabes qu'ils considérent comme oppresseurs. Ils se font des prix spéciaux entre berbères et refusent d'aider un arabe. Anecdocte. On fait du stop, une camionette de berbères nous embarque. La porte ferme mal, le chauffeur fait un geste à Mustapha en parlant en berbère. Mon ami comprend à cause du geste et ferme la porte. Quelques minutes plus tard, le chauffeur demande de quoi en berbère à Mustapha, celui-ci lui dit de lui parler en arabe. L'homme arrête aussitôt la voiture, nous dit de descendre. (Pas question de nous aider davantage, car on est arabe). On fait le reste du chemin à pied.

Il ne faut pas généraliser puisque des jeunes berbères se mêlent aussi facilement aux autres cultures et sont très sympathiques ; Mustapha en fréquente plusieurs.

En savoir plus sur la culture berbère: http://www.mondeberbere.com/

Ouarzazate


Simon, l'ami de Mustapha, vient nous chercher à la gare de bus. Il habite dans un apartement avec deux autre garcons, Ismail et Mouasine. Simon étudie en cinéma, connait plusieurs films américains et écoiute de la musique que je connais bien. Des airs de LouisJosé Houde, me parlant de Jean Leloup et des expressions québécoises, sur le coup j'ai pas du tout l'impression d'avoir affaire à un marocain.

Le matin Mustapha et moi allons visiter la casbah de Aït-Benhaddou, classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Plusieurs films hollywoodiens y ont été tournés. Il y a plein de petites pièces terreuses à découvrir, des centaines de petites fenêtres croches (idéales pour prendre des photos), d'anciens objets poussiéreux jonchés sur le sol. Encore, un se sent comme un explorateur d'un jeu vidéo ; et si cette jarre cachait un objet mystérieux valant 3000 pts ou une clé magique permettant d'accéder au prochain niveau? Non ca parais tu pas assez qu'on est de la génération des jeux vidéos? ... Je suis vite ramenée sur terre par une vision me brisant le coeur, une petite fille d'à peine 8 ans tisse un grand tapis avec ses petits doigts, pour la vue des touristes. Je me sens mal, j'ai envie de lui donner de l'argent pour qu'elle aille jouer. Mustapha me console en me disant qu'au moins elle apprend quelquechose, le tissage. On sort et on croise un troupeau de gaori (touristes étrangers) grisonnant se suivant comme des moutons, caméra au cou. Ca me fait encore plus apprécier le fait de voyager librement à mon rythme, avec une personne de la place.

On se rend aux studios Atlas ou on visite les plateaux de tournage de films. Plusieurs histoires se déroulant en Egypte sont filmées ici car c'est moins couteux. On voit des temples, des statues égyptiennes en carton à moitié cassés, dont la peinture s'en va. Ca serait tellement cool de voir les vraies pyramides, le vrai sphinx, je dis à Mustapha. Il me regarde. On va en Egypte. Un instant passe, je lui réponds en souriant Ok! Anyway une semaine en Espagne ca va me couter très cher et pour un peu plus on pourrait aller visiter la légendaire Egypte.. Et c'est maintenant qu'il faut en profiter, ayant un ami arabe à mes cotés.. (à suivre)

Le soir après une marche dans le marché, la grande place et les larges trottoirs bordant les larges rues de Ouarzazate, on revient chez Simon. S'en suivit un cour de salsa donné par Isa à Mustapha, Simon, Ismail et Mouasine. Très le fun.

mardi 8 avril 2008

Vallée du Dadès

A bord du taxi entre Boulmane et la vallée on fait connaissance avec Daouda, un musicien berbère co-propriétaire d'une auberge ; Mustapha nous négocie la chambre à très bon prix. Les chambres restantes sont occupées par un groupe dont les enfants turbulents, entre cacophonie d'instruments et course autour du poteau du salon, nous donnent mal à la tête. Le lendemain matin on entreprend une rando débutant à l'arrière de l'hotel. Après avoir traversé la rivière on apercoit un caméléon ayant quitté une plante vers un rocher, passant graduellement du vert au gris. Le chemin est bordé à gauche par des formations rocheusesaux formes étranges parsemés de petites cavernes utilisées par les berbères. A droite une rivière traverse une mosaique de cultures de différents verts. On regarde à gauche, puis à droite : on se croirait dans deux pays différents, c'est fou! Après avoir croisé une sauterelle aussi grosse que ma main, on enjambe une cascade et on observe les dizaines de jranas (grenouilles) y nageant. Des casbah brun-orangé surplombent la vallée et de jolies fleurs sauvages blanches, jaunes, orange, rouge et mauves viennent compléter le paysage. La randonnée se termine au village, ou on fait du stop pour revenir. Deux touristes casablancais très gentils d'une cinquantaine d'années nous embarquent et on file vers les hautes gorges. On prend le thé ensemble en discutant puis ils nous ramènent à l'auberge.

Le lendemain matin on se joint à Daouda qui nous amène à la Vallée des Roses ou il doit aller payer un chameau. La vallée ressemble un peu à celle du Dadès, mais en un peu moins merveilleux. Sa particularité réside dans son nombre de rosiers, qui doivent être d'une grande beauté lorsqu'ils sont en fleurs. On était tout juste avant la floraison, alors on vit seulement que quelques boutons. On fait une autre petite rando puis on revint en camionette de berbères. Au village j'achète des trucs à la rose pour ma mouman et ma sister.

Le matin suivant on entreprend une rando dans les canyons, ou se trouvent les doigts des singes, rochers ressemblant à des mains gantées comme celles des primates. On traverse de pierre en pierre pour ne pas se mouiller les pieds. On se glisse entre et sous des espaces quelques fois assez restreints. Des énormes rochers bloquent le chemin et on s'aide mutuellement pour grimper les parois. On doit même monter assis dans les airs, le dos acôté sur une paroi, les pieds contre l'autre. Très cool on se croirait dans un jeu vidéo ; trop le fun pour des enfants. On poursuit mais le chemin devient de plus en plus abrupte. On échappe notre bouteille d'eau vide qui dégringole. Hmmm C'est un peu dangereux ici. On monte ou pas? Ca serait surement faisable, avec une corde et un casque j'hésiterais pas, mais comme ça pas sure.. Je pense à mes parents, j'entends la voix de mon popa qui dit C'est assez là Isa, descend. Tant pis, on rebrousse chemin et on remonte par un autre sentier. (Parenthèse, il m'arrive aussi d'entrendre la voix de ma mère qui dit Enlève ta casquette! lorsque que je m'en vais pour prendre une photo avec une casquette) ;)

photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Maroc_DadesOuarzazate

Escale à Errachidia

Ma fidèle caméra, après un an et demi de loyaux services a rendu l'âme. Nous sommes revenus à Errachidia dans l'espoir de pouvoir la réparer. Après avoir été échappée en Equateur, aspergée d'eau au Sénégal, elle a finalement succombé au sable du désert marocain. Rien à faire, elle est capoute en bon québécois. Mustapha réussit à me trouver exactement la même: Canon, neuve, en version 5px. Vendu!

Le soir on aide la cousine à mon ami lord de son déménagement. Il y a beaucoup de trucs à descendre des 3 étages, alors j'offre un coup de main. Les femmes me disent qu'il faut me contenter de faire des petites tâches, du rangement...no way! Tout le monde est surpris de me voir transporter des trucs lourds, des tables, des bouts de bois, comme un homme. Les hommes me disent après 5 voyages, tu dois être fatiguée faut te reposer. Tsss du tout! Est ce qu'il a besoin de se reposer lui, je pointe un garcon, alors moi non plus, et je repars en montant les marches 2 à 2. Kin!

mercredi 2 avril 2008

Mustapha

Mustapha a 24 ans et étudie en finances. C'est un marocain de la lignée Alaouite, les descendants du Prophète venant d'Arabie.

Comme 95% des marocains, Mustapha est Musulman. Comme tous les marocains, Mustapha boit beaucoup de thé et mange beaucoup de pain. Comme beaucoup de marocains, Mustapha apelle les mois par leur numéro au lieu de par leur nom (mois 3= mars, mois 8=aout). Comme plusieurs jeunes marocains, Mustapha possède un cellulaire, avec deux puces. Il ouvre l'appareil et change la puce selon la personne qu'il veut appeler (les appels sont moins chers entre abonnés de la même compagnie). Comme beaucoup de marocains, lorsque Mustapha enlève ses souliers, il enlève aussi ses bas.

Mustapha aime bien Avril Lavigne, Evanescence, le gnawa (musique du désert) et... Céline Dion! Mustapha a comme sonnerie de téléphone My Heart Will Go On de notre Céline nationale. Ca me fait rire à chaque fois que je l'entends. (Surtout au désert, javais l'impression que même si j'allais loin de la civilisation, Céliiiine finissais toujours par me rattraper). Mustapha conjugue la 3e personne du pluriel à la 1ere personne du pluriel (Ils faisons). Mais il s'améliore lentement. Lorsque Mustapha prend une photo, il en prend toujours 2, une horizontale et une verticale, de la même chose. Mustapha préfère le contour dur du pain à la mie molle ; moi c'est l'opposé alors souvent je finis le centre qu'il veut pas.

Mustapha a beaucoup de contacts, surtout dans la région d'Errachidia. Il aimerait peut-être un jour être parlementaire et ca parait parce qu'il connait beaucoup de personnes et est toujours sympathique avec tout le monde. Surtout avec moi, il est super patient avec moi, qui parle quelquefois avant de penser.. Aussi il fait super attention à moi, il veille à ce que je fasse pas de mauvaises rencontres. Si j'ai besoin de quelquechose il le trouve rapidement et au plus bas prix. Vraiment, je suis entre bonnes mains.

mardi 1 avril 2008

Merzouga, le désert

On arrive juste à temps pour voir le coucher de soleil sur les dunes. On loge à une augerge qu'on connait grâce à un ami de Mustapha, Driss, et pour lequel on a eu un bon prix à cause de l'ami de l'ami de mon ami qui est guide et y amène ses groupes. Vive les contacts. On nous sert un huge tajine aux légumes pour diner (souper) avec ...une bouteille de vin blanc! Fou! Après le diner on va à l'arrière de l'hotel pour observer les ètoiles. Driss m'amène un tit matelas et une oreiller. Parfait! Je m'allonge et j'essaie de trouver les constellations je connais. Orion est devant moi, et la grand Ourse est à l'envers. Une étoile filante passe avec une longue trainée. Quoi! Wow! On va se coucher, pour se reveiller à 5 am pour le lever du soleil. On se rend jusqu'à al grande dune à moitiés-zombis. Le lever est bien mais l'aube, sont aiment encore mieux, les dunes jetant leur ombre les unes sur les autres aux premieres lueurs du jour. On revient et apres une courte sieste on va se balader. Le désert est bordé d'une palmeraie verdoyante. Il parait que plusieurs personnes sont retournées à leurs terres ces dernieres années puisque il y a beaucoup de précipitations. Il y a 2 ans il, y a même eu une inondation qui q ravagé plusieurs auberges. Encore les changements climatiques. J'apercois une mini-tornade de sable. Cool! Comme dans Super Marios Bros 3, le monde 2, le tableau avec le soleil... :P. On décide de faire une rando en chameaux, question d'aller un peu plus lloin dans le desert, ou il n'y a pas de traces de pas ou de 4x4 sur les dunes.

Tout le monde les apelle chameaux, pourtant ce sont des dromadaires puisqu'ils n'ont qu'une bosse. Au debut j'avais un peu peur, puisque les deux fois que j'ai monté à cheval je n'avais pas eu une bonne expérience. Le fait de ne pas avoir à diriger et de pouvoir se tenir apres un tit truc en métal me rassura. Faut toutefois bien se tenir et ranger la cam lorsque la bête en question descend une pente car elle glisse et donne un coup à chaque pas. Enfin on se promène dans les grandes dunes sans traces, comme je voulais. On a l'impression de se promener dans un wallpaper de Windows! je lance à mon ami. Ca y est ce matin Mario et maintenant Windows, ma vie est définitivement trop imprégnée par les bébelles électroniques! Après 1h30 de chemin on arrive au campement, à coté d'une dune gigantesque. Il y a plusieurs campements aux environs avec des chameaux se reposant, donc on a pas l'impression d'etre seuls au monde. On dort au bivouac, on se reveille au lever et on repart à dos de dromadaire, avec un mal au derrière du à la balade de hier. Les dunes ont presque l'air irréelles. On revient au village et on embarque à l'arrière d'une camionette de berbères, ou je fais le chemin assise sur une caisse de lait.

photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Maroc_ErfoudMerzouga

dimanche 30 mars 2008

Erfoud - Rissani

Rissani
Ce qu'on remarque avant tout à Rissani ce sont les femmes, ces fantômes noirs. Vêtues d'un grand tissus les recouvrant de la tête aux pieds, laissant ou non entrevoir leurs yeux, elles se promènent en petit groupe. Ce sont seulement celles mariées qui s'habillent ainsi, afin de conserver leur féminité. Elles doivent avoir chaud sous tout ca, mais c'est la coutume et ca ne les gêne pas du tout. M'enfin.. Après discussion avec la cousine de mon ami elle en vient à me dire que en général ca ne les gêne pas, mais que celles qui voudraient faire autrement seraient mal perçues alors elle préfèrent se soumettre à la coutume. Nous sommes allés visiter un ancien palais Alaouite, ou j'ai pris une tonne de photos des arches, des portes, des pots... Ensuite rapide visite au mausolée du chef des Alaouites car la nuit tombe. J'étais un peu déçue de faire le reste du circuit la nuit tombée, mais c'était pas si mal puisque ça donne une autre ambiance.

Erfoud
On revint à Erfoud ou on va visiter des hotels.. trop beaux!!! La porte d'entrée de l'hôtel CherGui donne sur une cour au sentier illuminé de bougies menant vers une piscine bleue. Les deux lignes parallèles du chemin, avec les grandes tour en arrière-plan et la piscine bleutée en avant-plan, la comparaison est peu-être un peu extrême, mais sur le coup ca me faisait penser au Taj Mahal. J'explore le reste de l'hôtel, tout est trop beau, et décoré de facon super originale. Des gigantesques motifs sont gravés à même les murs en terre. Des tables couvertes d'une vitre renferment une oeuvre d'art de pierre taillées. Les miroirs, arrondis, triangulaires. Les portes archées, les belles peintures, les couteaux de sultan. Et les lampes. Surtout les lampes. Les lampes trop belles, multicolores et disposées tout en haut ou tout en bas. Les lampes diffusant une mystérieuse lumière à motifs. Vraiment, je capote. On s'informe du prix d'une chambre, juste comme ca, 1200 dirhams (120 euros) la nuit pour 2, pas étonnant, mais reste que c'est pas si cher pour un endroit de cette beautée. On sort, et on va à hotel voisin, Xaluca. Erfoud abrite des hotels de ce luxe pour les touristes, souvent espagnols, venus faire le trajet Erfoud-Merzouga en 4x4. On revient à Erfoud déguster des sandwichs en buvant un très bon jus d'avocat aux fruits séchés.

Le lendemain matin, on va avec Youseff, qui enseigne dans une école d'un village du désert à des enfants berbères. Je vois des panneaux sur les toits, on me dit que ces panneaux solaires fournissent l'électricité du village. On explore la palmeraie ou on apprend comment les palmiers dattiers sont fécondés : pour assurer la production de fruits on doit aller grimper aller couper la branche contenant les graines sur le mâle et grimper au palmier femelle aller déposer la branche. Il fait et on vient nous servir du thé encore plus chaud sous les palmiers. Sur le chemin du retour, la vieille voiture tombe bien sur en panne. On attend, on pousse et on revient à Erfoud manger une pizza marocaine, madfouna. On l'apelle pizza mais ca me faisait plutot penser à une tourtière à croute de pizza. Bon, plein d'épices un peu comme le kafta.

Le matin suivant on va à une usine à fossiles. Il y a des tonnes de fossiles dans la région, lors de la panne de voiture jai aussi trouvé du bois et du corail fossilisé. L'usine fabrique plein de trucs avec ces fossiles et du marbre: cendriers, lavabos, comptoirs, miroirs.. J'ose même pas penser à ramener un de ces objets pesants et je me contente d'acheter deux trilobites.

mercredi 26 mars 2008

Visite à un hammam traditionnel

Le matin, je veux laver mes jeans, je demande à la mère de Mustapha de m’aider. On monte sur le toit. On les lave dans une bassine d’eau savonneuse puis on jette de l’eau à terre. Elle étend mes jeans sur le sol et les frotte fort avec une brosse dure, pour faire partir la saleté. J’avoue que c’est efficace comme moyen.

J’hésite un peu mais finalement je me joins à la mère de Mustapha et sa soeur au hammam, bain public traditionnel, puisque c’est une expérience qu’il me faut essayer. On va d’abord m’acheter un gant, qui me parut extrêmement rugueux et la tante achète du savon dit noir (qui est en fait brun). On arrive et on laisse nos vêtements a l’accueil. Pas super à l’aise de me mettre seins nus je m’étais mise en maillot. On entre, il fait chaud et humide, un peu comme dans un sauna, mais c’est beaucoup plus tolérable. Il y a 3 salles, de chaud, a moyen, a assez chaud. Des petits enfants s’amusent tranquillement. Des femmes sont assises a terre sur des petits tapis en plastiques avec de gros seaux d’eau chaude à leur cotés. Elles se lavent le corps en se frottant minutieusement avec leur gant. Heureusement que la tante est la pour me guider car je sais pas trop ou me mettre. -Assis toi ici. Je m’assis. -La dame là elle va te laver. Euh ok, anyway je sais pas trop comment ça marche ce gant la. Elle me mets du savon un peu partout puis prend mon bras et le gant et commence à frotter. Ouch ! Eille c’est assez raide ce truc là.. et efficace, ya plein de tits trucs gris qui partent de mon bras. Coudonc j’étais tu si sale que ça ? Apres mes bras elle me dis de me coucher pour faire mos dos. Je me couche et me tourne. Elle commence a frotter puis je dis à la tante qui m’accompagne en riant, -Ah ah je me sens vraiment comment comme ma paire de jean que je frottais ce matin ! Pour 40 dirham (6 dollars) j'ai eu une exfoliation complète. Je lave mes cheveux puis je repars plus propre que jamais.

lundi 24 mars 2008

Goulmima et Gorges du Todra



Goulmima est un village pas vraiment touristique entre Errachidia et Tineghir. Pourtant le village est super joli et abrite une super kasbah. On est allés avec un ami de Mustapha, Jawad, qui connaît bien la place. On entre d’abord dans la kashbah, véritable labyrinthe de rues en terre, de voûtes et de portes mystérieuses. Vraiment, on se sent comme des explorateurs découvrant une cité souterraine. Ca me fait à un décor de jeu de rôles, avec les portes croches avec les barrures en bois gravées et les escaliers cachés montant vers une pièce secrète. Très cool. On croise des petits enfants qui y jouent, ça doit être le paradis pour s’inventer des jeux et des histoires.

Jawad nous suggère ensuite d’aller vers un autre petit village dont je me rappelle plus le nom à quelques kilomètres. Un regroupement de maison en terre surplombe une palmeraie. Le contraste est frappant entre le vert vif des palmiers et des herbes et les montagnes enneigées à l’arrière-plan. J’en voulais des paysages contrastants, en vla ! Les palmerais me rappellent les décors des livres sur les dinosaures, pas étonnant que la région soit bourrée de fossiles. – Il manque un dinosaure ici ! Je dis à Mustapha. -Vraiment, c’est en plein ou les dinosaures vivaient… On continue la balade sur une montagne rocheuse dans l’idée vaine de trouver un scorpion car trop d’humidité. J’entends un barrissement assez fort au loin. – Ah tiens, un dinosaure! - Mais non c’est un âne ! me répond mon ami. – Non bon, c’est un dinosaure!

On passât la nuit à Tineghir puis on pris un taxi vers les Gorges de Todra. Grandes, très hautes, ça doit être super intéressant pour l’escalade. Par contre l’activité prévue aujourd’hui est de la rando. On trouve facilement le sentier indiqué par mon livre. LA montée est un peu à pic. Il fait un peu froid et je suis bien contente d’avoir amenée ma tuque (bonnet en français de France). On croise un espagnol (il y a beaucoup de touristes espagnols cette semaine puisque c’était la semana santa en Espagne). Au sommet on s’assure d’aller vers le bon chemin auprès d’une allemande. C’est cool, Mustapha et moi parlons Français et Espagnol, lui en plusArabe et moi Anglais, donc on peut communiquer couramment en 4 langues. On entend un garçon chantant sur l’autre montagne à coté. Il dirigeant son troupeau de chèvres…pourtant il est assez loin de lui, alors comment il fait pour les diriger ? Mustapha me dit que aux ordres et gestes qu’il fait, les animaux obéissent, même s’il est loin. Ah bon, je croyais pas les chèvres si intelligentes. Le soleil finit par apparaître pour la descente dans un chemin de roches roses blanches et jaunes. On est raccompagnés dans la fin de notre rando par un petit garçon nous indiquant le chemin, question de gagner quelques dirhams.

Photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Maroc_GoulmimaTodra

dimanche 23 mars 2008

Couvre-toi !

On m’a dit que le Maroc était plus froid que le Sénégal. J’ai donc laissé mes vêtements plus léger auxquels je tenais aux autres volontaires pour qu’il me les rapportent. A mon avis j’ai amener des vêtements plutôt conservateurs, mais pourtant, on me dit de me couvrir. Je porte presque toujours un foulard, pas tant pour me protéger du froid que pour couvrir la mini surface de poitrine exposée. Surtout à la maison, bien se couvrir est un signe de respect envers soi-même et les autres. Même les jupes arrivant en dessous du genou sont généralement portées par dessus un pantalon ou avec un collant épais. Il est hors de question de dévoiler son dos en public. Anecdotes. Je regarde des photos sur l’ordinateur avec le petit frère de Mustapha. Des montagnes, des villes puis soudainement on tombe sur une photo d’une touriste blonde en camisole, vue de dos. Youness me regarde avec les yeux grands comme s’il venait d’apercevoir de quoi de super osé. - C’est son dos, c’est ça ? – Oui ! – Non mais c’est juste un dos, c’est comme un bras, c’est pas comme si tu voyais sa poitrine –Non, non ! C’est mal ça, si elle veut être comme ça faut aller a la piscine mais pas dans la rue! Un matin j’arrange mes choses pour aller faire une rando. Il fait chaud, je mets un chandail arrivant au ras du cou, mais avec des manches courtes. Mustapha me regarde, - Toi tu vas exciter bien des gens aujourd’hui. – Quoi ! mais c’est rien ça, c’est juste un bout de bras ! Tu devrais me voir comment je m’habille au Qc..

Site web de AJDE

Je suis arrivée à Errachidia il y a une semaine. La famille de Mustapha ont été super accueillants. J’ai la chance de ne pas trop être pressée, alors j’ai pris un peu mon temps, question de bien arriver, de faire quelques empelettes, de visiter la famille et de se promener dans la ville qui est si calme et si belle.


Aussi le soir, je travaille sur le site de l’Association Jossor pour le Développement d’Errachidia. J’ai offert de créer bénévolement ce site de l’organisation donc mon ami est membre (et son oncle le Président). L’AJDE offre des chantiers de bénévolat (éducation, langue, peinture, théâtre..) et dirige différents projets pour le développement de la région. Ils récoltent et distribuent aussi des vêtements et fournitures scolaire aux personnes démunies. Voici ce à quoi il ressemblera :