samedi 22 mars 2008

Mes premiers mots d'arabe

Apres une semaine, voici les premiers mots d'arabe parlé que j'ai appris. (Le kh est comme le jota en espagnol, le gh comme le r francais)

ceux que je savais déjà
Salam alekoum: bonjour
Alhamdoulillah : merci à Dieu
Inch alla : si Dieu le veut
Sabah lhkir : bon matin
Mesa lkhir : bonsoir
Shukrane : merci

nouveaux
Labess : Ca va?
Bekher : Bien
Bess Lama : Au revoir
Mafi muskil : Ya pas de problème
Alla igel baraka : remerciement après avoir mangé
Leila saida: Bonne nuit
Ismi : je m'apelle
Astaye : Thé
Musse : Couteau
Khoubz : Pain
Lma : eau
Jani je : j'ai faim
Jani letch : j'ai soif
AAiti : je suis fatigué
Hack : Tiens
Zid : Go!
Cul, culi : manger, mange!
Lalla : princesse
Moulay : prince
Agi : viens!
Hena : ici
Bzèf : beaucoup, ou très
Chuya : un peu
Baraka : assez ou ca suffit
Bghit : je veux
Almohada : oreiller (comme en espagnol!)
Hack, hacki : Prends (garcon, fille)
Borstokhal ou Limon : orange
Oibuk : je t'aime
wahed, jooj, tlata, reb'a, khamsa : 1,2,3,4,5
sisti, s'eba, tmenya, tisa, asrha : 7,8,9,10
lyum : aujourd'hui
ghedda : demain
yessar : gauche
yamine : droite

Une chanson
J'ai appris le premier couplet de la chanson Partir Loin de Reda Taliani 113

Yal babour yamon amour
Khalejni mel la misère
Fi bladi rani mahboure
Aait Aait j'en ai marre


Mon nouveau nom
Mustapha est de la lignée Alaouite, la lignée des descendants du Prophète. Tous les noms des garcons de sa famille sont précédés de Moulay (prince) et ceux des filles de Lalla (princesse). Mon nouveau nom marocain est Lalla Amina.

jeudi 20 mars 2008

Un Roi

Le Maroc est un Royaume, c’est-à-dire qu’il est gouverné par un Roi. Le Roi nommé Mohamed VI est en général bien apprécié par la population. Le pouvoir est partagé entre lui et les ministres élus par la population à chaque 5 ans. Il a toutefois le dernier mot et est le chef de l’armée. Non, il n’a pas de couronne. Par contre dans chaque ville, on peut apercevoir deux couronnes, nous rappelant qu’on est dans un Royaume. L’inscription Dieu-la Patrie-le Roi est aussi inscrite à l’entrée de chaque ville, souvent sur les montagnes environnantes. Un portait du souverain est aussi affiché dans tous les bâtiments publics, et une grande partie des hôtels et des maisons.

-Si c’est un Roi, alors sa femme doit être une Reine ? – Ah non, c’est une Princesse. Une Reine c’est l’égale du Roi. Par contre, sa femme n’est pas une Reine car elle n’a pas accès au pouvoir. –Et si le Roi meurt ? – Alors ça sera son fils. – Et si son fil meurt, il a une fille, ça ferait d’elle la Reine ? – Non non, ça serait alors son cousin. Son cousin a moins de sang royal, mais le pouvoir se transmet uniquement aux garçons. Au moins il y a des femmes parmi les ministres…

J’ai été surprise de voir comment les parlementaires saluaient le Roi ; il lui baisent la main ! Dans la culture québécoise, le baise-main se fait uniquement d’un garçon vers une fille, comme geste exagéré de galanterie, souvent pour flirter. Entre hommes ? Spécial. Je remarque aussi que pour certaines personnes, le Roi ne laisse pas sa main pour que l’autre la baise, il l’enlève, vite vite. Ca me donnait l’impression qu’ils ne méritaient pas de baiser sa main, mais en réalité c’est tout le contraire. Il l’enlève parce qu’il a beaucoup de respect pour la personne et considère qu’il n’a pas besoin de lui baiser la main.

mercredi 19 mars 2008

Errachidia

Arrivée à Errachidia
Le chemin de 7h entre Meknès me parut beaucoup plus court. Trop de beaux paysages ; on longe de fertiles plaines vertes, ensuite une région sèche aux formations rocheuses oranges et jaunâtres, me faisant penser à l’Ouest Américain. Arrêt à Rich pour le déjeuner, ou on déguste des kafta (viande hachée épicee). On passe devant les montagnes de Midelt puis on arrive dans les Gorges du Ziz, traversées par l’Oued (riviere) Ziz. -Quoi !! C’est trop beau ça ! Faut revenir ici ! je lance a Mustapha. J’ai la caméra et la figure collée dans la vitre. On descend du bus et on arrive à la maison de mon ami. Je rencontre ses parents, sa grand mère sa cousine, et le président de l’association pour laquelle je concevrai le site web. Son petit frère est super adorable. Errachidia est une ville vraiment belle, calme et propre. Ici les taxis sont bleus foncé. Mustapha salut à chaque 2 coins de rues une personne qu’il connaît car c’est sa ville. Le lendemain on va au souk (marché) je m’achète un chandail chaud (il fait froid le soir), des pantalons de rando (j’avais juste une paire de jeans que je mettais à chaque jour) et un sac de couchage à 10 euros (pour coucher dans les gîtes). Une section complète est occupée par les vendeurs de dattes ; il y a 250 types de dattes au Maroc ! Je remarque aussi quelques colorés étalages à olives.


Source bleue de Meski

Hier je suis allée avec Mustapha et son cousin Hassan à la source bleue de Meski. La source vient d’un trou dans les rochers et se déverse dans une piscine. C’est plutôt la source verte de la piscine bleue, mais bon. On se promène, c’est joli, mais un peu froid pour se baigner. On remonte et on s’assoie sur le bord pour contempler le coucher de soleil. Et la, vraiment wow. Le ciel bleu, orange jaune, se couchant sur les palmiers. Des hirondelles deviennent plus actives et tournoient en groupe au dessus de nos têtes. Soudainement un nuage de libellules surgit de je ne sais ou. Cool.

Gorges du Ziz

Aujourd’hui nous sommes retournés dans les Gorges du Ziz, près de l’hôtel Jurassique. (parenthèse : la région date de l’ère jurassique on y retrouve beaucoup de fossiles, surtout des ammonites). On se renseigne auprès du gérant de l’hôtel, ancien prof de français de mon ami. On doit enlever nos souliers pour traverser la rivière ; c’est froid ! On s’improvise un chemin remontant vers le col de la montagne. On aperçoit des trous dans les rochers, hmmm ça a l’air d’une tanière de quelque chose ça.. mon ami se munit de roches au cas ou. Mustapha me montre un file d’araignée particulièrement gros et résistant. Il m’informa qu’il y a des araignée dont le venin peut tuer un cheval. Finalement, la seule bébitte exotique qu’on croisa fut une sauterelle camouflée en roche. Ah oui, et un serpent beige qui fuiyait.

dimanche 16 mars 2008

Azrou et Ifrane

Apres avoir mangé un trop bon petit déjeuner (café au lait, thé, confiture, œufs durs au cumin, et surtout pain maison, avec miel de la région et huile d’olive aussi maison) on embarque dans le taxi de l’oncle de mon ami, pour aller visiter Azrou et Ifrane. J’aperçois des fruits orange dans les arbres de la ville ; toutefois il parait que cette sorte d’agrume est trop amère pour être mangée. Chaque ville a sa couleur de taxis : ceux Meknes sont bleus, ceux de Casa rouges et à Ifrane, verts. J’arrive du Sénégal, alors bien sur je compare tout ici à la bas. Le Maroc c’est vraiment plus moderne ; propre, les transports très bien développés (un peu comme en Equateur). Et surtout c’est vert et montagneux, j’adore. Je viens tout juste d’arriver et j’ai presque rien vu, mais déjà je songe à rester peut-être mes 6 semaines ici, et de ne pas aller en Espagne et seulement rester 2 ou 3 jours a Paris. Question de bien m’imprégner de la culture, de prendre mon temps. Et surtout je suis ultra chanceuse d’avoir trouvé mon ami et d’être si bien accueillie par sa famille. Et puis ça coûte cher l’Europe et il va fait plus froid. Donc bien possible je renomme mon blog isabelleaumaroc.blogspot.com. On verra.

Je reviens à mes moutons. Ah oui, aussi les moutons ici sont de VRAIS moutons, par un croisement avec les chèvres comme au Sénégal. Mustapha, son cousin et son oncle m’accompagnent lors de cette journée. Sur le chemin on aperçoit une belle vallée, un vignoble (3e producteur de vin rouge au monde, un peu contradictoire dans un pays musulman !). Sur les cheminées de certaines maisons, je remarque des nids immenses, avec de gros oiseaux. -C’est quoi ça ? -Des cigognes. Celle qui transportent les bébés la, comme à la tv, cool ! On passe des cerisiers en fleurs. On arrive à la foret de cèdres où vivent les singes du moyen atlas. Ils sont tous près, puisqu’ils sont habitués de se faire nourrir par les personnes. On leur donne du pain et des peanuts. On faire une courte balade dans la forte ou je ramasse des cocottes trop belles en forme de rose. On reviens à la voiture pour chercher notre déjeuner. Je prends le sac contenant 3 pommes achetées à Casa. Un singe s’approche. Il m’agrippe par le pantalon ! Ok ok, j’ai compris ! Je lui laisse le sac, je ne veux pas le fâcher. Il monte dans l’arbre et mange mon déjeuner ! Voleur ! Grrr ! Hehehe ! On rigole, on mange puis je vais vite à la boutique. On vend des fossiles de milliers d’années, des troglodytes, Hmm spécial. On continue notre chemin en taxi vers la route des lacs. On arrive, le grand lac est complètement asséché ! Fou ! Vraiment, il y a de quoi de pas normal, maudits changements climatiques. On fait un peu de route puis on arrive à Ifrane. Vraiment, à part des stops en arabe, on se croirait en Europe. Ifrane est d’ailleurs surnommée la suisse du Maroc. Petites boutiques et restos, fontaines. Un groupe scolaire est en visite, chaque tit marocain/e se fait poser à cote du lion en pierre, ils sont trop mignons ! On va voir une cascade puis on reviens vers Merknes ou un délicieux dîner nous attends.

Photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Maroc

samedi 15 mars 2008

Casablanca-Meknès

Le soir à l’hotel Foucauld, je discute avec Hamid, l’employé de soir de l’hôtel. Il me parle de sa région, Ouazazate, on discute en regarde la tv. Il me parait bien gentil, je décide d’accepter son invitation à visiter un peu la ville. Il m’amène à la mosquée Hassan II, la 2e plus grand au monde. Puis on embarque dans un taxi, cette fois vers je ne sais trop quoi, mais il a l’air de savoir ou il va. On arête sur la corniche, en face d’une certaine maison supposément très spéciale ou les femmes vont donner de l’argent pour se trouver un mari. Le chauffeur nous donne plein d’infos sur les trucs à coté desquels on passe, sur le coup on est contents d’être aussi bien tombés. On va rapidement à un hammam (genre de spa) pour demander les prix. Je décide d’y aller, mais il faut aller porter Hamid a l’hôtel avant. Il descend. Je retourne avec le chauffeur en direction du hammam. Je demande le prix de la course. Il le répond 500 DIRHAM (55$). QUOI !! Non non non. C’est impossible. Il me dit qu’il a convenu du prix avec Hamid. Je voudrais appeler Hamid, mais j’ai laissé son numéro à l’hôtel. Je sais que ce n’est pas le prix normal. Le chauffeur se fâche, moi encore plus. J’ai 70 Dirham sur moi. Je finis par faire baisser le prix à 400, 300, 200 puis 150. Je dois toutefois aller retirer. Je vais à un guichet. Je mets ma carte, le guichet l’avale en affichant ‘erreur système’. Bon. Je rentre a l’intérieur réclamer ma carte, le chauffeur s’impatiente et moi aussi, je veux m’en débarrasser le plus vite possible. Je dis au préposé que le guichet a avalé ma carte. Il me regarde et me dis qu’il ne PEUT PAS me la redonner. Qu’il doit soit la renvoyer à Desjardins au Canada ou la détruire. QUOI ! J’en crois pas mes oreilles, non mais ça pourrais tu aller plus mal. Je réponds que je viens d’arriver et que je dois absolument récupérer ma carte, sinon je ne pourrai pas retirer. Et mon voyage sera gâché. On me répond que c’est les normes. Je panique, je demande à voir un supérieur. Je sens les larmes monter, vraiment ça va mal. Après discussion on accepte de me remettre ma carte, mais j’ai eu très chaud. Je paie le chauffeur, je sors. Moi qui suis si forte d’habitude, je ne me reconnais plus, encore sous les émotions du mode panique, je me sens seule, désorientée et faible dans cette grosse ville. Et puis la j’ai aucune idée comment me rendre à l’hôtel. Heureusement je croise un français qui m’indique quel bus prendre. Et ne sachant plus trop quoi penser de mon, je croyais, nouvel ami. M’a-t-il laissée délibérément dans cette situation ? Ca fait deux jours je suis arrivée et la première personne a qui je fais un peu confiance m’arnaque. Vraiment, pas fort Isa. Je vais dîner seule, en pleurant un peu, j’ai l’impression que je vais me faire avaler tout rond par cette ville. J’aurais du partir ce matin. Je vais prendre mes choses à l’hôtel, puis direction gare pour Merknes.

Sur le train je discute avec deux gentilles marocaines de Merknes. Une me prête ses écouteurs (j’ai oublier les miens a Dakar), et juste en écoutent un peu de ma musique ça va mieux. Je contemple le paysage montagneux et vert, enfin ! Je raconte mon séjour à Dakar aux filles et on finit par échange nos courriels. Je descends du train et je téléphone à Mustapha pour qu’il vienne me rejoindre. En espérant que ce nouvel ami ne m’arnaquera pas à son tour. Il arrive, très facile à reconnaître. Il prend mon gros sac et on fait connaissance on marche jusqu’à la maison de son oncle. Un cousin nous accueille, on boit du thé puis on va faire des courses. J’achète des pâtisseries en guise de remerciement pour le dîner. On discute, on s’entend très bien. On revient à la maison, je fais connaissance avec son oncle, sa tante, son frère et ses cousins. Tous me souhaitent la bienvenue. Il semble avoir parlé de moi à beaucoup de monde puisque sa mère l’appelle pour lui demander si je suis bien arrivée. Ensuite sa cousine, puis ses amis français. Sa tante arrive avec les pâtisseries sur un plateau. Je vais voir mon ami. -Mustapha, on dîne pas avant ? -C’est que ici les pâtisseries ce ne sont pas un dessert. Ce sont les fruits les dessert. C’est drôle, moi qui me fait dire depuis je suis toute petite que manger du sucre coupe la faim. On mange donc les pâtisseries en premiers. Ensuite couscous, puis les salades. Repas a l’envers. On mange en discutant et riant, on m’apprend quelques mots en arabe. Je suis soulagée d’être ici, de bien manger et en compagnie de personnes de confiance. Je reste à dormir, dans un des salons. La nuit est un peu froide, mais avec de bonnes couvertures, mon ourson et surtout la conscience tranquille, ça va très bien. Et j’ai très hate d’entreprendre mon périple avec ce nouvel ami.

Avant goût de la suite : J’ai passé une super journée à Azrou et Ifrane, merci Mustapha d’exister !

jeudi 13 mars 2008

Arrivée à Casablanca

Arrivée a Casa, enfin ! Il fait 29C! Je change mes euros en dirhams puis je prends le train. J’entre d’abord une première cabine, ou des hommes moustachu au regard un peu trop content me font signe de m’assoeir a leurs cotes. Euh, non merci. Je remarque un groupe de jeunes européennes avec leurs sacs a dos et je les suis. Elles discutent en espagnol avec une dame marocaine voilée. Elles n’ont pas beaucoup de temps et vont directement à la plage. Je suis bien contente d’avoir tout mon temps ici, il y a l’air d’avoir tellement de choses à voir. Dommage que les vitres du train soient si sales, j'aurais bien aimé voir les paysages. Je descends a Ain Seeba puis je cherche ou prendre le train vers Casa Port.Une dame aux cheveux noirs avec un fort accent russe cherche aussi ou aller. On finit par embarquer en vitesse sur le train qui partait.

Je sors de la gare, mon gros sac rouge au dos, mon plus petit gris a l’avant, le livre du Maroc a la main pour trouver une auberge. Je remarque que toutes les femmes sont habillées en long, manches longues et portent le foulard cachant la tête et le cou. Tshirt manches courtes, la couette semi-blonde a l’air, je me sens un peu mal. Et je passe tout sauf inaperçue. J’ai l’impression que tous les hommes me dévisagent comme s’ils allaient me manger. Je me sens un peu mal. Je me dis un gros lets go Isa t’es capable, puis je traverse la rue et essais de me trouver des repères dans ces rues sans nom. Je croise un couple de jeunes français cherchant l’hôtel classe moyenne dans lequel ils ont réservé. Je continue mon chemin, j’ai assez hâte de me trouver une auberge, disons. Auberge Foucauld, 130dh la chambre avec douche chaude, vendu ! Je laisse mon sac, puis je pars m’acheter de l’eau. Je trouve un petit magasin-resto où se vendent fuits et bagels. Je déguste un yogourt avec fruits frais. Excellent. Vraiment. Je vais y revenir demain matin assurément. Je reviens me reposer puis je vais a la boutique en face appeler mes parents et Mustapha que je rejoindrai demain a Merknès. Le sympathique boutiquier m’aide a composer et me suggère une carte avantageuse pour les appels internationaux. Il aussi m’accompagna gentiment au cyber d’où je vous écris.

Demain train vers Merknes à 10h15. A suivre…

Dakar-Paris, Paris-Casablanca

Chekhou et Aida sont venus me reconduire a l’aéroport. C’est vrai que j’étais contente de partir loin du tchéboujene et de la pollution de Dakar, mais pas de mes amis… J’aurais bien voulu amener Aida, Chekhou, Fama et Ngaya dans mes valises. J’ai serré fort mon amie Aida puis, triste, mais excitée à l’idée de ce nouveau voyage, je suis partie. Je regardais les personnes autour de moi dans la ligne, ça fait tout drôle d’être entourée de toubabs. Dire que certains risquent leur vie sur des pirogues pendant que nous on, voyage comme ça, si facilement…

L’avion quitta avec 1h de retard, heureusement que j’avais prévu suffisamment de temps pour mon transfert à Paris. Je passe une bonne partie du vol à discuter en english avec Gary, un vieux danois. Il rendait visite à sa femme nigérienne, qu’il a connu par internet et essaye de la faire venir au Danemark avec lui. (Les femmes prennent rarement les pirogues, elles ont plutôt recours a ce moyen, tout aussi désespéré). Ensuite escale à Casablanca de nuit. (Grrrr) Arrivée a Paris, ou je trouve le car reliant les 2 aéroports. Lorsque je sors dehors pour l’attendre je suis surprise du froid et je mets mon manteau. A l’arrêt et sur le bus, je jase avec un homme habillé en Air France, un pilote retournant à Toulouse. Paris me parait très gris. Je reconnais des chaines de magasins de Dakar, spécial. J’apercois de loin la tour Eiffel. Je vois sur une affiche qu’il fait 12C, mais pourtant j’ai l’impression qu’il faisait beaucoup plus froid. Le temps commence a presser mais le pilote m’assure que j’aurais suffisamment de temps. A travers les différents points de verification on s’étonne que je voyage seule. Je ne suis pas seule, je suis avec mon ourson! Je réponds souriante. On embarque sur le vol Paris-Casablanca de jet4U. Tout le contraire de Air France cette ligne low cost, pas de divertissement ou de données sur le vol. Air France même le vin avec ses repas, ici c’est 4 euros un sandwich qui a même pas l’air appétissant.