mercredi 7 mai 2008

Cadaquès et Roses

Cadaquès est une petite ville située sur la Costa Brava, au bord de la Méditerranée. Cadaquès est charmante, avec ses petites maisons blanches, ses rues pavées et son eau cristalline. Sur la recommandation d'une touriste belge rencontrée au Maroc, on fit le tour en bateau entre Cadaquès et Roses. Une belle balade passant près des falaises bordées de grottes que si un jour je reviens ici, j'irai explorer en kayak. Le chemin en bateau fut tout de même agréable, surtout que le capitaine avait choisit un album de salsa de Gloria Estefan comme trame sonore.

On arriva à Roses, et je compris ce que j'avais entendu dire à propros de la Costa Brava un peu trop bétonnée. Des hauts condos gris partout, des hotels, des restaurants... On se trouva malgré tout un coin calme ou se faire dorer une partie de l'après-midi après que je me sois achetée 3 paires de sandales. Mon ami Alexandre appréciait particulièrement la plage européene, où les filles se font bronzer et jouent aux cartes les seins nus... (désolée messieux j'ai pas de photos).

mardi 6 mai 2008

Corrida de toros

Les corridas de taureaux se déroulent habituellement à chaque dimanche (à Seville), à la plaza de toros de la ville. Certains espagnols y assistent avec joie mais un grand nombre de personnes sont contre ces corridas. J'y suis allée par curiosité, afin de savoir comment ça se déroulait. Mais finalement je me sentit mal de contempler ce spectacle lors duquel on tue par plaisir, alors je suis sortie avant la fin.

Le déroulement. Les personnes costumées font leur entrée, ponctuée par la musique de l'orchestre. Le toreador à la cape rose prendre place en face de la porte par laquelle sortira la bête et attend. Le taureau sort en flèche et se jette sur l'homme qui l'évite avec sa cape. L'animal est si enragé qu'il se met à foncer dans tous les coins de l'arène avec ses cornes. D'autres toreadors arrivent et l'agacent, puis vont se cacher derrière les panneaux de métal. Un cavalier fait son entrée sur des sons de trompette, son cheval portant une armure rembourrée. Celui-ci se place près du taurequ et le pique en lui enfonçant une lance pointue dans le dos, afin de l'affaiblir. Le taureau fonce de toutes ses forces dans le cheval pour se défendre. La monture n'a pas conscience de ce qui se passe puisqu'elle a les yeux couverts. Le cavalier aussi est protégé, ses pieds dans un boitier de métal. Le cheval repart sur des sons de trompette. Le toreador principal et 4 autres réapparaissent et piquent tour à tour des petites lances colorées dans la bête qui demeureront attachées sur celle-ci. Le combat me parait injuste; ils sont 6 autour de lui, ils l'affaiblissent petit à petit et n'hésitent pas à fuir et à aller se cacher. C'est comme regarder un match en sachant d'avance qui va gagner. Si au moins ils en épargnaient un de temps en temps. Mais non, inévitablement le taureau meurt à chaque fois. Le seul suspense étant si le matador résussira à faire beaucoup de passe et à "bien tuer" l'animal. Le matador réapparait, cette fois-ci avec une cape rouge. Il provoque la bête et la fait tournoyer autour de lui pendant que l'orchestre joue. Lorsqu'il réussit bien son jeu, la foule lance des Olé! Ensuite vient le temps d'abréger ses souffrances en lui enfonçant presque complètement une épée dans le dos. Cette partie est particulièrement difficile à regarder lorsqu'il rate son coup. Lorsque le taureau s'écroule on lui donne un rapide coup de couteau dans la tête, pour s'assurer qu'il soit mort. Un attelage de 3 chevaux arrive, on attache la bête et on la traîne en lui faisant faire le tour de l'arène. La musique finale joue pendant que des hommes courent à côté du taureau vaincu, faisant claquer des fouets.

Si le toreador a bien performé, la foule se lève et fait tournoyer des mouchoirs blancs dans les airs. L'homme fait alors le tour de l'arène en remerciant le public qui lui jette des fleurs ou leur chapeau. Relativement à la satisfaction du public, le toréador reçoit un prix. Le 3e étant une oreille dela bête. Le 2e prix, deux oreilles. Le 1er prix, la queue. Lorsqu'un toreador performe de manière exceptionnelle plusieurs fois de suite, la foule le soulève et le porte jusqu'à l'hôtel de ville.

Beaucoup d'espagnols n'aiment pas ces torridas, n'y assistent pas et souhaitent les voir disparaître. Les taureaux sont traités de façon ignoble afin qu'ils soient enragés à leur arrivée dans l'arène où on les tue simplement pour le plaisir de tuer. On m'a dit que s'il n'y avait pas les corridas, cette race de taureau aurait disparue puisque sa viande est dure. On m'a aussi dit que la viande de ceux qui sont tués, quoi que dure, est vendue par la suite. Quoi qu'il en soit reste que ça ne nous donne pas le droit de les maltraiter de la sorte. Il arrive que des personnes viennent manifester leur désaccord avant le début de la corrida. Un parti politique Anti-Taurino a même été créé, leur seul programme étant de supprimer ces corridas, acte gratuit de cruauté envers les animaux. Je me suis sentie mal d'y assister, chose certaine je n'y retournerai pas..

Si vous êtes curieux, voici l'arrivée du taureau

Figueres

La principale attraction à Figueras est le musée de Dali. (..auquel on peut entrer après 1h d'attente). Je connaissais un peu le style de Dali, entre autres par les montres molles et les éléphants à longue pattes mais je ne m'attendais pas à découvrir des oeuvres si variées. Non seulement des peintures mais aussi des dessins, des sculptures, des installations, des bijoux. Non seulement du surréalisme mais aussi du cubisme, du futuriste et de l'impressioniste. Dali est passionné par sa feme russe Gala, sa muse, qui est représenté dans plusieurs oeuvres. Dali maitrise à la perfection le corps humain qu'il tord dans tous ses sens si bien que quelquefois son style devient terrifiant, les os sortant, les personnages tordus. Alexandre était dégouté, moi je reconnaissait qu'au moins l'oeuvre provoquait une émotion, était créative et surtout bien exécutée (particulièrement au niveau des dessins aux traits hyper précis). Il se moque de certaines choses controversées telles que la religion et les toreadors. Parmi les oeuvres intéressantes: Le visage de femme formé de deux cadres et d'un sofa. La salle de bain au plafond. Les toiles changeant selon l'angles depuis lesquel elles sont observées. Les dessins déformés puis reformés par la vue sur une bouteille. La peinture réválant un autre sujet lorsqu'elle est vue de loin. Le lit aux pattes de monstre. Sur un plafond, deux personnes vues du dessous, semblant tenir le ciel.


Photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Espagne_FigueresCadaques/

Girona

On prit un vol sur Ryanair (http://www.ryanair.com/) entre Granada et Girona. Un vol à 0$! (..mais bon après taxes le total fût 28 euros). Rynair offre des vols super économiques à travers l'Europe (je ferai Girona-Paris le 8 avec eux). Le court vol nous permit de contempler un magnifique coucher de soleil. Un son de trompette retentit lorsque l'avion atterit avec 20 minutes d'avance, accompagné d'un "Another flight on time!" qui nous fit bien rire. On pris le bus vers la ville plus tôt que prévu et on arriva juste à temps pour l'auberge à 15 euros qu'on avait réservée.

Outre être la plaque tournante de Rynair en Espagne, Girona contient des fortifications médiévales intéressantes. Alexandre, historien et amateur de films médiévaux, capotait litéralement. C'est vrai que la muraille était intéressante, haute, infranchissable. avec ses meutrières pour les archers et les fusils.

dimanche 4 mai 2008

Sevilla

On a adoré Séville. Surtout à cause de nos hôtes extraordinaires, Antonio et ses parents. Durant ces 5 jours et 4 nuits il firent tout pour que notre séjour soit des plus agréables. Antonio nous accompagnat partout pour nous faire visiter sa ville, nous expliquant l'histoire ou la signification de chaque monument, nous invitant à souper avec ses amis, nous emmenant partout avec la voiture. Chez lui on avait notre propre chambre, on avait accès à internet et on mangeait les bons repas de sa maman. Comme si on était à la maison.

Seville est la 4e plusgrosse ville d'Espagne (après Madrid, Barcelone et Valence). Elle compte environ 800 000 habitants mais pourtant garde le charme d'une petite ville par sa propreté, ses petites rues, ses fontaines et ses plazas fleuries. Afin de libérer le centre ville du traffic, un tramway a été construit il y a 2 ans, le transformant en un endroit accessible seulement aux piétons. La municipalité manifeste son esprit vert en mettant à la disposition des citoyens des parcs à vélos un peu partout à travers la ville. Des systèmes électroniques installés sur les vélos et racks débitent automatiquement le temps utilisé à votre abonnement. Ingénieux.

À notre arrivée on allât prendre un verre à côté du pont Isabel, conçu par le même architecque que la tour Effiel. Les jours suivants on visita la cathédrale gothique, renfermant les restes de Christophe Colomb et dont la tour offre un point de vue sur la ville entíère. On se promenât dans le ultra romantique barrio de Santa Cruz. Murs blancs, jaunes et petits balcons fleuris. Antonio nous fit aussi découvrir la très intéressante plaza de España dont le super panorama fut utilisé entres autres pour le film de Star Wars episode 2. Bâtie en 1929 et étrangement semi-abandonné, le batiment aux allures de palais abrite aujourdhui des bureaux administratifs de la ville. Sur les murs longeant la plaza, des murales peintes sur la céramique présentent des scènes historiques de chacune des 50 provinces espagnoles. Une carte située en dessous de chaque dessin aide à situer la province. En face de la plaza se trouvent de magnifiques jardins publics aux chemins fleuris s'entrecroisant. Un lieu de jogging rêvé. En fin de journée trois étudiants faisant un vidéo sur les changements climatiques vinrent m'interroger, je m'en sortie assez bien (je crois..). La dernière journée, nous sommes allés visiter des ruines romaines à l'impressionant colisée. On se promenait dans les tunnels bordant l'arène en imaginant comment se sentaient les combattant avant d'entrer dans l'arène...spécial.

Le séjour fut si agréable qu'on avait vraiment de la peine à quitter notre nouvel ami. Ses parents nous invitèrent à revenir quand on veut. Chose certaines on gardera contact.

Toutes les photos ici:
http://picasaweb.google.fr/IzzabelleM/Espagne_CordobaSevilla/

mercredi 30 avril 2008

Bouffe espagnole

Les tapas sont des bouchées accompagnant une boisson. Elles viennent du terme tapar (couvrir) . À lorigine cetait des bouts de pain utilisés pour couvrir la bière afin de la protéger des moustiques. Aujourdhui la tapa peut être nimporte quoi : du pain avec fromage et ou jambon, petite brochette, gaspacho aux tomates, torta de patata, mini hamburger... Ils sont servis gratuitement avec toute consommation à Granada, mais dans beaucoup dautres endroits ils faut payer.

La torta de patatas est une omelette consiatante avec beaucoup de patates et de fromage. Bon. La paella est composée de riz, de légumes (tomates, oignons, piment) et de viande (poulet, porc, boeuf, crevettes). Excellent.


Les churros de chocolate sont des biegnets frits, vides au centre, assez huileux, en forme de tubes, que l'on plonge dans une tasse remplie de chocolat. Très (pour ne pas dire trop) riche.

Le vin ne coute presque rien ici. 0.94 euros la bouteille. Et même à ce prix il est très bon. On l'utilise pour la sangria (vin, sprite, fruits et jus) et le tinto de verano (vin sprite).

Pas du tout espagnol, les restos chinois servent des repas complets aux prix les plus bas. On y a eu souvent recours (à Granada ont est allés 3 fois en 3 jours!)

mardi 29 avril 2008

L'accent d'Andalousie et l'espagnol d'Espagne

L'accent d'Andalousie est particulier et peut sembler difficile à comprendre quelquefois, surtout pour une personne débutante en espagnol (tel mon ami Alexandre). D'abord les "c" et les "z" sont changées en "th" prononcés sur le bout de la langue ("corathhhon" au lieu de "corasson"). Bien souvent des lettres disparaissent des mots ex: "Cansado" devient "Casao". Par contre, au moins le "ll" est toujours prononcé de la même façon, soit "y" (en Ecuador certains disaient "dj", comme "djave" au lieu de "yave").

En Espagne le "vosotros" est utilisé pour parler à plusieurs personnes de manière informelle. (En Ecuador, on utilise seulement le "ustedes"). Chose un peu étrange, il arrive que le "Ustedes" soit conjugué au "vosotros" ("Ustedes hacéis"). Les Espagnols utilisent très souvent "Vale?" pour demander si "C'est bon?" (moi je dis plutôt "Bueno?"). On m'a aussi dit qu'il y a des mots que j'utilise ("boleto", "manejar") qui ne font pas partie du vocabulaire courant d'ici et qui viennent directement d'Amérique du Sud.